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| Confession.
- La confession, ou aveu des péchés fait à un approuvé,
est une des trois conditions nécessaires pour recevoir d'une manière
efficace le sacrement de pénitence. L'aveu des fautes était
pratiqué, sous différentes formes dans les religions antiques
de la Perse, de l'Inde
et d'Extrême-Orient.
En Inde L'aveu des péchés
était certainement imposé, dans une certaine mesure, à
ceux qui se faisaient initier aux mystères
d'Eleusis Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez.Le pouvoir de juger les péchés suppose pour le ministre de Jésus le droit de les connaître et, pour le pénitent, le devoir d'en faire l'aveu. C'est ce qu'a compris et pratiqué dès les permiers jours l'Eglise chrétienne. Ceux qui avaient commis des fautes graves étaient exclus de la communauté des fidèles, mais ils pouvaient y rentrer' après avoir fait pénitence. Or la première des conditions imposées au pénitent était la déclaration de sa faute, faite en public dans les premiers temps, en secret dans la suite. C'est d'après cet aveu que le pécheur était soumis à celui des canons pénitentiaux qui regardait sa faute. Il est à remarquer que les Grecs et toutes les sectes orientales, les arméniens, les coptes, les monophysites et les nestoriens, en se séparant de l'Eglise catholique, ont conservé la confession. La confession doit être humble, c'est-à-dire accompagnée de repentir et faite en vue de recevoir l'absolution; orale, c'est-à-dire prononcée distinctement par les lèvres; complète, c'est-à-dire comprenant tous les péchés, au moins mortels, dont le pénitent se souvient. L'omission volontaire d'une faute grave rend la confession sacrilège, si elle a été suivie de l'absolution. Une impossibilité physique, comme une infirmité, peut autoriser le pénitent à se confesser par signes ou par écrit. Une confession est dite publique, quand elle a des témoins ; secrète ou auriculaire, quand elle est faite au prêtre seul. La confession auriculaire est seule imposée aux fidèles. On nomme confession générale celle qui contient l'aveu des fautes de toute une vie; particulière, celle qui ne remonte que jusqu'à la dernière absolution reçue. E a toujours été admis dans l'Eglise que le chrétien qui avait commis une faute grave devait la déclarer au plus tôt; de plus, les fidèles se confessaient avant de communier et dans le temps de pénitence, comme le carême. Le quatrième concile de Latran (1216) ordonna à tout fidèle de l'un et l'autre sexe, qui aurait atteint l'âge de raison, de se confesser au moins une fois l'an et de communier au temps de Pâques, sous peine d'excommunication durant sa vie et de privation de la sépulture chrétienne après sa mort. Mais les fidèles sont exhortés à se confesser beaucoup plus souvent. Car, aux yeux de l'Eglise, les avantages de la confession suivie de l'absolution, c'est, outre la grâce sacramentelle, l'apaisement des remords pour le passé, l'amendement pour l'avenir, le relèvement moral de l'individu, une garantie de sécurité pour la société par l'extinction des haines et la réparation des torts. Luther, après Wiclef, rejeta l'institution divine et l'obligation de la confession, mais il en permit l'usage aux enfants et aux jeunes gens. Calvin fut plus radical et abolit complètement tout aveu des péchés fait à un homme. Cependant, à plusieurs reprises, et en particulier à Nuremberg en 1552, à Strasbourg en 1670, des synodes protestants ont réclamé le rétablissement de la confession. En Angleterre, un mouvement si puissant s'est dessiné en ce sens parmi les puséistes que cent évêques anglais, réunis à Londres en 1878, ont cru devoir faire appel à toute leur autorité pour y mettre obstacle. Sceau
de la confession.
Billet
de confession.
Denier
de confession.
Confession
des martyrs.
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.