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Suse, Susa
(en italien) ou Segusio (en latin). - Ville du Piémont (Italie ).
Cathédrale
San Giusto du XIe siècle avec triptyque
en bronze du XIVe,
Madone de Rochemelon.
Arc de triomphe érigé par
Cottius en l'honneur d'Auguste
l'an 8 av. J.-C., haut de 13,50 m, large de 12 m, profond de 7,30 m; il
est orné de colonnes corinthiennes. Ruines du château
des margraves. Sur la rive gauche de la Doire, fort la Brunetta détruit
par les Français en 1798. Située à la jonction des
routes du mont Genèvre
et du Cenis, principales voies d'accès de France
en Italie, au centre du val de Suse, cette petite ville eut toujours une
grande importance stratégique.
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L'Arc
de Cottius.
Segusio fut la capitale du petit royaume
de Cottius, vassal d'Auguste,
devint après la mort du second Cottius, sous Néron,
un municipe romain .
C'est par Suse que les rois francs envahirent l'Italie ,
Charlemagne
notamment y passa malgré les Lombards. Frédéric Barberousse
détruisit la ville en 1174. Les margraves de Suse qui avaient étendu
leur pouvoir sur Turin ,
Pignerol, des terres du val d'Aoste
et de la Ligurie, s'éteignirent au milieu du XIe
siècle, et Adélaïde, fille de Manfred de Suse, porta
cet héritage à son mari, le comte de Savoie ,
lequel devint ainsi maître d'une partie du Piémont. L'histoire
ultérieure de Suse se confond avec celle de la maison de Savoie.
Le
pas de Suse. - Ce nom est donné quelquefois au défilé
des Alpes dont Suse commande l'entrée du côté italien.
Bien souvent les armées françaises ont pénétré
par là en Italie. En 1630, particulièrement, l'armée
que commandait le maréchal de La Meilleraie et qu'accompagnait Louis
XIII força le pas de Suse pour aller assurer au duc de Nevers
la succession de Mantoue
et du Montferrat.
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