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Porte Saint-Denis,
à Paris. - Monument triomphal
élevé en 1673 par la ville de Paris
à Louis XIV. La composition est de François
Blondel, et présente beaucoup d'imperfections. Il y a une disproportion
évidente de la face latérale de ce monument avec la grandeur
imposante de son élévation. Il est percé d'un grand
arc,
et de deux petites portes pratiquées
dans des piédestaux accolés
aux pieds-droits.
Du côté de la ville, au-dessus
de ces piédestaux qui ne semblent
pas appartenir au sujet principal, s'élèvent des obélisques
chargés de trophées d'armes,
et qui sont engagés sur la surface des pieds-droits
jusqu'à la hauteur de l'entablement
de l'édifice; les obélisques étaient alors appropriés
plutôt à la décoration des tombeaux qu'à celle
des arcs de triomphe. A leur pied, deux
figures assises, sculptées sur les
dessins
de Lebrun, représentent les Provinces-Unies sous la forme d'une
femme consternée, et le Rhin sous celle d'un homme vigoureux appuyé
sur un gouvernail. Entre l'archivolte
et l'entablement, un bas-relief placé
dans une table rentrante qui coupe l'imposte, représente
Louis
XIV, vêtu à l'antique, commandant le passage du Rhin.
Du côté du faubourg, un bas-relief
représente l'entrée du même prince dans Maestricht.
Dans la frise de l'entablement,
on lit l'inscription suivante en lettres de bronze
doré : Ludovico Magno. Ce qu'on peut admirer sans réserve
dans la porte Saint-Denis, ce sont les sculptures,
commencées par Girardon, achevées
par Michel Anguier. Le monument a 24,05 m de
hauteur, 25 m de largeur, 5 m d'épaisseur; l'arcade
a 15,35 m sous clef, et 8 m d'ouverture; les petites portes ont 3,30 m
sur 1,70 m. Il a été restauré en 1807 par Célérier.
(B.).
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La
Porte Saint-Denis, à Paris.
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