 |
Blondel de Néelle.
- Poète français du
Moyen
âge .
On n'a aucun détail sur sa biographie. Son surnom de Néelle
n'indique pas même sûrement son origine, car on peut hésiter
entre les nombreuses localités qui portent aujourd'hui le nom de
Nesle ou de Noyelle (Aisne, Marne, Nord, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne,
etc.); il est probable toutefois que Blondel était originaire des
environs de Béthune ,
où trois villages portent le nom de Noyelles. Comme plusieurs de
ses poésies sont adressées an
trouvère bien connu Quenes ou Conon de
Béthune, on peut affirmer que Blondel vivait à la fin
du XIIe siècle et au commencement
du XIIIe. Ses poésies ont été
publiées par Prosper Tarbé (Les Oeuvres de Blondel de
Néelle, Reims, 1862, in-12). Elles se composent d'une trentaine
de chansons ayant toutes l'amour pour sujet.
Blondel est inférieur comme poète à quelques-uns de
ses contemporains tels que Conon de Béthune, Jean
Bodel, Gace Brulé; çà et là cependant quelques
vers gracieux rompent la monotonie de ses épanchements amoureux,
par exemple ce début d'une chanson :
Li
rossignols annonce la nouvelle
Que
la saison du doux temps est venue,
Que
toute rien renaist et renouvelle,
Que
Ii pré sont couvert d'erbe menue.
Un poète rémois de la fin du
XIIIe siècle, Eustace Lepeintre,
rappelle que Blondel fut un amant parfait et associe son nom à celui
du légendaire Tristan
et du célèbre châtelain de Coucy
:
Onques
Tristans n'aura de tel maniere,
Li
chastelains, ne Blondiaus autressi
Comme
j'ai fait, tres douce dame chiere.
Au nom de Blondel se rattache une touchante
légende. Le plus ancien texte qui en fasse mention est la chronique
de Rains, publiée par Louis Paris en 1837, qui paraît
remonter aux dernières années du XIIIe
siècle et qui contient un chapitre intitulé Comment li
rois Richars fu mis hors de prison par Blondel le ménestrel.
D'après ce récit, Blondel était un jongleur
ou ménestrel que le roi Richard
Coeur de Lion avait longtemps entretenu à sa cour. Lorsque
ce prince, au retour de la croisade ,
eut fait naufrage sur les côtes de l'Adriatique, et que le duc d'Autriche
l'eut fait saisir et enfermer dans le château
de Durrenstein ,
sur les bords du Danube, on ignora longtemps en Angleterre
le lieu de sa détention : le vaillant ménestrel jura de le
trouver et il partit à la grâce de Dieu .
Longtemps il erra en vain à la recherché de son maître.
Enfin, le hasard le conduisit à Durrenstein, sous les murs du château
: le roi prisonnier l'aperçut et se mit à chanter les premiers
vers d'une chanson qu'il avait autrefois composée en collaboration
avec Blondel et qui n'était connue que d'eux seuls. Le ménestrel
sut ainsi que Richard était prisonnier dans ce château; il
regagna en hâte l'Angleterre et informa les barons anglais de sa
découverte. Ceux-ci s'empressèrent alors d'envoyer au duc
d'Autriche une rançon considérable grâce à laquelle
Richard fut immédiatement remis en liberté.
Ce récit est reproduit avec quelques
variantes dans les Anciennes chroniques de Flandre. Fauchet
en donna, au XVIe siècle, une longue
analyse, d'après un manuscrit qu'il
possédait et qui est aujourd'hui à la Bibliothèque
nationale .
En 1705, parut un roman d'un auteur français
aujourd'hui bien oublié, Mlle Lhéritier de Villaudon, où
la vieille légende, empruntée sans doute à Fauchet,
était arrangée au goût du jour. Ce roman, intitulé
la
Tour ténébreuse, fut analysé en 1776 dans la célèbre
Bibliothèque
des Romans, et c'est évidemment là que Sedaine a trouvé
le sujet de l'opéra de Richard Coeur-de-Lion,
représenté pour la première fois le 21 avril 1784.
Cet opéra, dont la musique est, comme
on sait, de Grétry, a donné à
la légende de Blondel une vogue durable. Plus d'un historien a cru
pouvoir admettre ce, récit, au moins dans ses traits essentiels
: il n'est donc pas inutile d'affirmer nettement qu'aux yeux d'une saine
critique cette légende n'a aucune valeur historique. Il est même
très probable que le Blondel de la légende ne se rattache
d'aucune façon, si ce n'est par le hasard du nom, au trouvère
Blondel de Néelle dont nous avons parlé au commencement de
cet article. Le fond du récit légendaire appartient au folklore
: une variante a été appliquée un peu plus tard à
la captivité du duc de Lorraine
Ferry III (vers 1270), et dans cette variante curieuse le ménestrel
Blondel est remplacé par le couvreur Petit-Jehan.
(Antoine
Thomas). |
|
 |
Blondel
(Robert). - Ecrivain français
du XVe siècle, né vers 1390,
mort après 1460. Il était issu d'une noble famille du Cotentin
qui possédait de grands biens à Ravenoville (canton de Sainte-Mère-Eglise,
arr. de Valognes). Quand Henri V, après
avoir débarqué à Saint-Vaast-la-Houque (août
1416) s'empara du Cotentin, cette famille s'enfuit en Bretagne ,
plutôt que de se soumettre au vainqueur, et perdit ses domaines.
Ces malheurs et cette noble conduite des Blondel expliquent les sentiments
qui animèrent dés lors le jeune Robert, son ardent patriotisme,
sa haine pour les Anglais. Quand Paris
fut tombé au pouvoir des ennemis (1418), quand la France
elle-même fut livrée à Henri V par le traité
de Troyes
(mai 14420), R. Blondel exhala ses douloureuses et viriles protestations
dans un poème latin, intitulé
Liber
de Complanctu bonorum Gallicorum, qui fut bientôt traduit en
français
par un autre clerc normand, appelé Robinet. La Complainte des
bons Français paraît avoir eu, à cette époque,
un grand retentissement. Blondel l'offrit au dauphin Charles, chef et dernier
espoir du parti français. On est porté à supposer,
d'après cela, qu'il vivait dans l'entourage du jeune prince et qu'il
était peut-être attaché déjà à
la maison d'Anjou .
En 1434, il figure dans un document authentique parmi les serviteurs de
la reine de Sicile ,
Yolande d'Aragon, belle-mère de Charles
VII.
En 1449, le nom de
Blondel reparaît avec éclat dans les circonstances les plus
mémorables. Il était alors précepteur du jeune comte
d'Etampes ,
François, neveu du connétable de Richemont et, après
lui, héritier présomptif du duché de Bretagne.
Charles VII venait de recommencer la guerre contre les Anglais; le connétable
avec son autre neveu, François Ier,
duc de Bretagne, attaquait le Cotentin ,
qu'il allait bientôt reprendre (septembre 1449). C'est alors que
Blondel écrivit son Oratio historialis, où il résume
l'histoire des luttes entre la France
et l'Angleterre
pour la possession de là Normandie, depuis Henri Ier
jusqu'en 1420. L'ouvrage débute par un éloquent appel aux
armes contre les oppresseurs de la France. Plus tard, il fut aussi traduit
en français. C'est dans le prologue de l'Oratio historialis
qu'on trouve le peu de détails que Blondel a laissés sur
lui-même. Bientôt il eut le bonheur de voir les Anglais chassés
du Cotentin et de toute la Normandie ,
après la capitulation de Cherbourg (12 août 1450). Il recouvra
les biens de sa famille, que Charles VII lui rendit. Vers 1454, il devint
aumônier de la reine de France, Marie d'Anjou (fille de Yolande d'Aragon)
et précepteur de son fils Charles, duc de Berry. Il fut aussi employé,
avec d'autres clercs, par Charles VII, à
divers travaux historiques et littéraires. On ne connaît pas
l'année de sa mort, mais elle est postérieure à 1460.
Outre la Complainte
des bons Français et l'Oratio historialis, on doit encore
à Blondel un ouvrage intitulé Reductio Normanniae
et une traduction française des Douze périls d'enfer,
traduction qu'il fit pour la reine Marie d'Anjou. La Reductio Normanniae
est l'ouvrage le plus important de Blondel. Il y raconte le recouvrement
de la Normandie ,
en 1449-1450, avec une abondance et une précision de détails
qu'on ne trouve pas dans les autres chroniques du temps, pas même
dans celle de Berry .
On sent qu'il connaissait bien le théâtre et les principaux
acteurs des événements qu'il expose. D'ailleurs, il était
bien placé pour voir les choses par lui-même et pour recueillir
tous les renseignements dont il avait besoin. C'est là ce qui donne
à son oeuvre une valeur toute spéciale, quoique son style,
souvent trop poétique, n'ait pas le naturel et la simplicité
qui conviennent à l'histoire. Un érudit anglais des plus
compétents, J. Stevenson, d'accord avec Vallet (de Viriville) considère
la Reductio Normanniae comme le récit le plus important et
le plus complet de la célèbre campagne qui se termina par
l'expulsion des Anglais.
Les manuscrits qui
contiennent les oeuvres de Blondel sont à la Bibliothèque
nationale, à Paris
(Mss, lat. 5964, 6915, 6198, 6707, fr. 4916, 17516, etc.). La Reductio
Normanniae a été publiée, avec le Recouvrement
de la Normandie du héraut Berry, par J. Stevenson dans le volume
de la collection des Rerum britannicarum medii aevi scriptores intitulé
Narratives
of the expulsion of the English from Normandy m.CCCC.XLIX-M.CCCC.L.
il est très probable que R. Blondel fit encore d'autres ouvrages,
notamment un petit poème latin sur Jeanne d'Arc
(Mss. lat. 5970). (E. Cosneau). |
 |
Blondel
(David). - Ministre et écrivain protestant,
né à Châlons-sur-Marne (Châlon-en-Champagne )
en 1591, mort à Amsterdam
en 1655. Bayle dit de lui «-qu'il
a passé pour un des hommes du monde qui avait la plus grande connaissance
de l'histoire ecclésiastique et de l'histoire civile ». De
1614 à 1644, il fut pasteur de l'église de Houdan, qui se
réunissait dans le château de
François de La Rochefoucauld, comte de Roussy. En 1644, le synode
de l'lsle-de-France, convaincu que Blondel, qui avait déjà
publié plusieurs livres avec un grand succès, rendrait à
l'Eglise plus de services par ses écrits
que par sa prédication, lui permit de résider à Paris,
où il devait trouver plus de facilités pour ses études;
et le synode national, tenu à Charenton ,
lui alloua un traitement supplémentaire de mille livres. Après
la mort de Vossius, les curateurs de l'Ecole-Illustre d'Amsterdam l'appelèrent
pour lui succéder dans l'enseignement de l'histoire.
Les frères
Haag ont donné dans la France protestante la liste des ouvrages
de Blondel. Voici les principaux : Modeste Déclaration de la
sincérité et vérité des Eglises réformées
de France (Sedan ,
1619, in-8). Ce livre est une réponse aux attaques de quelques écrivains
catholiques, principalement de l'évêque de Luçon, qui
fut plus tard le cardinal Richelieu.
Pseudo-Isidorus
et Turrianus Vapulantes (Genève, 1628, in-4) : démonstration
de l'inauthenticité des Fausses-Décrétales.
Traité historique de la primauté de l'Eglise, auquel
les Annales du cardinal Baronius, les Controverses du cardinal
Bellarmin, la Réplique du cardinal Du Perron sont confrontées
avec la réponse du sérénissime roy de la Grande-Bretagne
(Genève,
1641, in-fol.). Familier éclaircissement de la question si une
femme a esté assise au Siège papal de Rome, entre Léon
IV et Benoist III (Amsterdam, 1647, in-8, et 1649). Cet écrit,
qui réfute la fable de la papesse Jeanne, valut à Blondel
les applaudissements des catholiques et le blâme de plusieurs protestants.
Actes
authentiques des Eglises réformées de France, Germanie, etc.,
touchant la paix et charité fraternelle que tous les serviteurs
de Dieu doivent sainctement entretenir avec les Protestants qui ont quelque
diversité, soit d'expression, soit de méthode, soit même
de sentiment, rassemblées pour la confirmation et consolation des
âmes pieuses et pour l'instruction de la postérité
(Amsterdam, 1655, in-4); Commonitorium de fulmine nuper ex Esquiliis
vibrato, sive adversus Innocentii Bullam in tractatum Monusteriensem (Amsterdam,
1651, in-4) : traité en faveur de la liberté de conscience,
publié sous le pseudonyme d'Amandus Flavianus. (E.-H.
Vollet). |
 |
Blondel
(François), sieur des Croisettes et de Gallardon,
diplomate, mathématicien, ingénieur militaire, architecte
et architectonographe français, né à Ribemont (Aisne)
en 1617 ou 1618, mort à Paris
le 21 janvier 1686. Fils d'un professeur de mathématiques
et ayant reçu une très forte éducation littéraire
et scientifique, François Blondel fut choisi par le secrétaire
d'Etat de Loménie pour diriger son fils, Louis-Henri de Loménie,
comte de Brienne, pendant un voyage d'études accompli de 1652 à
1655 dans le nord de l'Europe ,
l'Allemagne
et l'Italie ,
voyage dont on possède une relation latine parue en 1660 et rééditée
en 1662 avec un index géographique. Blondel fut ensuite envoyé
en juin 1657 à Berlin
pour travailler conjointement avec d'Avaugour et de Lumbres à maintenir
l'électeur de Brandebourg ,
Frédéric-Guillaume, dans l'alliance franco-suédoise,
et quitta la Prusse
en novembre 1658 pour aller remplir une nouvelle mission diplomatique à
Constantinople
au sujet de l'affaire Jean de la Haye-Vantelet, d'un ambassadeur français
détenu à Andrinople, mission dont Blondel profita pour visiter
l'Egypte .
A son retour, poursuivant
ses études mathématiques, il fut attaché comme géomètre
à l'Académie royale des sciences en 1664 et nommé
membre titulaire de cette Académie en 1669; mais la vue des monuments
antiques de la ville de Rome lui avait donné le goût de l'architecture
et, nommé ingénieur du roi, il se montra, en 1665, savant
constructeur dans la restauration et l'agrandissement du pont de Saintes
sur la Charente et dans la restauration de l'arc antique à deux
étages de deux arcades chaque qui décore ce pont. En 1666,
il donna le tracé de la nouvelle ville de Rochefort,
sous la direction de M. de Clerville, ingénieur général
du royaume, et commença la construction de la corderie et des forges
de l'arsenal de cette ville, travaux qu'il interrompit pour faire en Amérique
un voyage nécessité par l'état de des colonies françaises.
Revenu en France
et nommé successivement conseiller, lecteur et professeur du roi
en mathématiques, professeur et directeur de l'Académie,
royale d'architecture (dont il prononça le discours d'ouverture
le 31 décembre 1671), puis maréchal de camp aux armées
du roi et maître de mathématiques de M. le Dauphin, François
Blondel, chargé de conférences sur l'architecture, eut la
direction des ouvrages élevés par la ville de Paris
au pourtour de son enceinte en l'honneur de Louis
XIV. C'est ainsi que, de 1670 à 1677, il restaura, agrandit
et décora de nouveaux ornements et d'inscriptions latines de sa
composition la porte Saint-Antoine
et la porte Saint-Bernard ,
aujourd'hui démolies, et que, avec le concours de Michel Anguier
et de Girardon, il fit élever, en 1671 et 1672, la porte Saint-Denis ,
arc
de triomphe monumental qui passe encore aujourd'hui pour un modèle
de ce genre d'édifices. Il décora aussi vers la même
époque le choeur de l'église Saint-Laurent à Paris,
église au chevet de laquelle il ajouta la chapelle de la Vierge
sur un plan elliptique qui termine ce monument.
François Blondel
fut de plus un écrivain fécond dons les genres les plus divers
et a laissé les ouvrages suivants : 1° Comparaison de Pindare
et d'Horace, dissertation parue à Paris
en 1673, in-12, et réimprimée dans les Oeuvres diverses
du P. Rapin (La Haye, 1725, in-12); 2° Notes et figures pour la
réimpression de l'Architecture française des bâtiments
particuliers composée par Louis Savot, médecin (Paris,
1673 et 1685, in-8); 3° Relation des quatre principaux Problèmes
d'architecture (Paris, 1673, in-fol., impr. roy., réimprimée
dans le Recueil de plusieurs traités de mathématiques
de l'Académie royale des sciences, 1677, infol. et 1729, in-4,
avec pl. [t. V, dédié à Colbert);
ces quatre problèmes traitent les sujets suivants : de l'enflure
et de la diminution des colonnes; du tracé des arcs
rampants et des joints de tête des arcs rampants; de la coupe
des poutres pour les rendre également résistantes; 4°
Cours
d'architecture enseigné dans l'Académie royale (Paris,
1675, in-fol. pl.), augmenté et réimprimé en 1698
(Paris, 2 vol. in-fol.) comprenant cinq parties, et l'oeuvre la plus précieuse
de cet auteur; 5° histoire du Calendrier romain (Paris, 1682,
in-4 et La Haye, 1684, in-12); 6° Cours de mathématiques,
pour le dauphin (Paris, 1683, 2 vol. in-4); 7° Nouvelle manière
de fortifier les places (1683, in-4) et 8° l'Art de jeter les
bombes (La Haye, 1685, in-12); ces deux mémoires, présentés
en 1675 au roi Louis XIV, qui récompensa
l'auteur mais ordonna d'en différer l'impression, de crainte de
fournir aux ennemis de la France les moyens d'attaquer avec succès
ses places fortes maritimes. (Charles Lucas.). |
 |
Blondel (Jacques-François).
- Architecte et architectonographe
français, né à Rouen
le 17 janvier 1705, mort à Paris,
au Louvre,
le 9 janvier 1774, neveu et élève du précédent.
Jacques-François Blondel vint à Paris vers 1729; il restaura
en 1732 l'hôtel d'Aumont, rue des
Poulies, puis il ouvrit, en 1739, un cours d'architecture
qui groupa autour de lui un certain nombre d'élèves, lui
valut une juste célébrité et le fit recevoir le 5
septembre 1756 membre de l'Académie royale d'architecture dont il
devint aussitôt un des professeurs : il resta même, malgré
ses voyages, en fonction jusqu'à sa mort. On sait que Jacques François
Blondel fit exécuter divers travaux à Paris dans des églises
ou des hôtels aujourd'hui démolis; mais c'est surtout dans
les provinces du Nord et de l'Est qu'il eut occasion de montrer son talent
d'artiste et de constructeur. On lui doit à Metz,
de 1764 à 1774, l'Hôtel de Ville, la décoration de
la place d'Armes, le grand portail de la
cathédrale
et divers travaux d'agrandissement du palais épiscopal ainsi que
les plans d'un hôtel du Parlement et d'un nouvel évêché
qui ne furent pas exécutés; à Cambrai ,
en lui attribue la réfection de l'ancien couvent des Bénédictins,
aujourd'hui palais archiépiscopal; enfin à Strasbourg,
où il fut nommé membre de la Commission chargée de
veiller à la conservation de la cathédrale, il fit construire,
vers 1768, l'Hôtel de ville, la salle de spectacle, de nouvelles
casernes et des ponts en pierre.
Blondel, qui donna pour ses élèves
une édition française des oeuvres de Vignole,
fut plus célèbre encore par ses ouvrages et surtout par son
Cours
d'Architecture française que par les nombreux édifices
qu'il fit exécuter. On lui doit, outre des Discours et des
Mémoires
tirés à part : 1° De la distribution des maisons de
plaisance et de la décoration des édifices en général
(Paris, 1737, 2 vol. in-4, 160 pl.); 2°
Architecture française
ou recueil des plans, élévations, coupes et profils des églises,
maisons royales, palais, hôtels et édifices les plus considérables
de Paris, ainsi que des châteaux et maisons de plaisance situés
eux environs de cette ville, ou en d'autres endroits de la France, bâtis
par les plus célèbres architectes et mesurés exactement
sur les lieux, avec la description de ces édifices, et des disser
taions utiles et intéressantes sur chaque espèce de bâtiments
(Paris, 1752-1758, 4 vol. in-fol., 600 pl.), cet ouvrage est le plus précieux
que nouss possédions sur l'architecture
française depuis la Renaissance
jusqu'au milieu du XVIIIe siècle
et est généralement connu, parmi les érudits, sons
le nom de grand Blondel pour le distinguer du Cours d'Architecture
en 2 vol, de Français Blondel; 3° Cours d'Architecture civile,
ou Traité de la décoration et contruction des bâtiments,
augmenté (terminé) par Patte (Paris, 1771-1777, 6 vol. de
texte et 3 de pl., in-8.). (Charles Lucas). |
 |
Blondel (Jean-Baptiste).
- Architecte français, né
à Paris,
où il mourut en mars 1825. Jean-Baptiste Blondel, qui passe pour
avoir appartenu à la famille du précédent, les
Blondel originaires de Rouen,
fut attaché comme architecte de la Ville de Paris à la section
des Halles et Marchés et fit, avec Delannoy, vers la fin du premier
Empire, d'importants travaux d'agrandissement à l'ancien marché
du Temple, puis dirigea seul la construction du marché Saint-Germain,
près de l'église Saint-Sulpice ,
sur l'emplacement de l'ancienne foire de ce nom, marché qui, lors
de son ouverture, fut considéré comme « le plus vaste,
le plus beau et le mieux construit de tous les marchés de Paris
et même de France ». Le marché Saint-Germain fut publié
par son auteur sous le titre de : Plan, coupe et élévation
et détails du nouveau marché Saint-Germain (Paris, 1816,
in-fol., 11 pl.,). Une seconde édition parut en 1843, par les soins
de Lusson. (Ch. L.). |
 |
Blondel
(Laurent). - Hagiographe français, né à Paris
le 28 juillet 1671, mort à Argence (Eure) le 25 juillet 1740. Après
avoir terminé ses études théologiques et reçu
la tonsure, il vécut dans l'intimité de l'abbé Loger,
curé de Chevreuse, possesseur d'une riche bibliothèque,
rassembla les premiers matériaux d'une histoire de Port-Royal
dont il visitait souvent les ruines, et fournit à Jacques
Boileau des notes pour son Histoire des Flagellants. Après
avoir professé dans les «petites écoles » de
Chaillot et de Chevreuse, il surveilla pendant dix-sept ans les travaux
de l'imprimerie de Desprez à Paris, puis passa les douze dernières
années de sa vie à Vernouillet, près de Chartres.
Très versé, dit l'abbé Goujet, dans la bibliographie,
il n'a laissé toutefois que des livres d'édification rédigés
au point de vue janséniste : Vie des saints pour chaque jour
de l'année (1722, in-fol.); Idées de la perfection
chrétienne (1727, in-12); Epîtres et Evangiles des
dimanches et fêtes (1736, in-16). (M. Tx.). |
|
 |
Blondel
(Pierre-Jacques). - Littérateur français, né à
Paris
en 1674, mort dans la même ville le 31 avril 1730. Clerc tonsuré,
il fut nommé prieur de Saint-Jean-Saint-Doucelin-d'Alonne (diocèse
d'Angers),
et remplit les fonctions de précepteur dans la famille de Montaran.
Il fournit, de 1702 à 1710, le compte rendu des séances de
l'Académie des inscriptions et de celle des sciences aux Mémoires
dits de Trévoux
et aux Nouvelles de la république des lettres. Il a également
publié dans le premier de ces journaux un Avis touchant les dictionnaires
universels (mai 1708). P.-J. Blondel faisait partie d'une sorte d'académie
particulière ou l'on traitait alternativement des sujets sérieux
ou burlesques, mais où, dit le Moreri de 1759, « la liberté
de penser était poussée trop loin ». C'est sans doute
pour ce motif que rien ne nous a été conservé des
travaux de cette société, non plus que les noms de ses membres.
On peut du moins juger de la causticité de son principal représentant
par un curieux Mémoire sur les vexations qu'exercent les
imprimeurs et libraires de Paris (1725, in-fol.), où il dénonçait
des abus criants. La corporation qu'il visait eut le crédit de le
faire supprimer et peut-être d'empêcher un second mémoire,
annoncé par l'auteur, et qui n'a jamais paru. Le premier a été
réimprimé par Lucien Faucon dans le Moniteur du bibliophile
et tiré à part (1879, in-4). On serait tenté
de restituer à son homonyme un autre livre de P.-J. Blondel :
les Vérités de la religion enseignées par principes
(1705, in-42), si l'on ne savait qu'il y avait paraphrasé un sermon
de l'abbé Bignon, bibliothécaire du roi, dont il espérait
ainsi s'attirer les bonnes grâces. (M. Tx.). |
|
 |
Blondel
(François),. - Médecin français, né à
Paris,
mort à Paris le 5 septembre 1682. Nommé professeur de botanique
en 1647, trois fois doyen en 1658-1660, il a laissé la réputation
d'une grande érudition; mais il était pédant, orgueilleux
et chicaneur et intenta un procès aux écoles de la rue de
la Bûcherie. Il combattait avec ardeur la secte chimique, mais faisait
une guerre aveugle à l'antimoine. Outre les trois derniers volumes
des Commentaires de Chartier sur Hippocrate,
il a publié diverses thèses, entre autres Statuta Facultatis
medicinae Parisiensis (Paris, 1660, in-12). (Dr L. Hn). |
|
 |
Blondel
(Jean-François). - Architecte français, né à
Rouen
en 1681 ou 1683, mort à Paris le 9 octobre 1756. Cet artiste, que
l'on ne peut rattacher par aucun lien de parenté au précédent,
le célèbre François Blondel, architecte et maréchal
de camp des armées du roi Louis XIV,
fut le premier en date d'une nouvelle famille d'architectes distingués
et acquit, par ses propres talents, une réelle réputation,
tant à Rouen où il fit construire, vers 1725, l'hôtel
des Consuls, aujourd'hui Palais de la Bourse, qu'à Paris où
il devint architecte du roi et fut nommé membre de l'Académie
royale d'architecture
en 1728. Cette réputation le fit aussi appeler à Genève
où il donna les plans de trois grandes et belles maisons de plaisance,
dont celle connue sous le nom d'hôtel Buisson; mais c'est à
Paris
et dans les environs de cette ville que furent exécutées
les principales oeuvres de cet architecte auquel on devait la chapelle
de la Communion de l'église Saint-Jean-en-Grève,
près de l'Hôtel de Ville ,
chapelle
qui comprenait vestibule, fonts baptismaux, sacristies des messes et des
vêtements, sanctuaire et choeur avec bas-côtés
exhaussés formant tribunes au pourtour; le maître-autel
avec baldaquin de la chapelle de la Vierge de l'Eglise Saint-Sauveur; les
agrandissements de l'habitation de M. Rouillé, secrétaire
d'Etat, dans la rue des Poulies;
une maison de
plaisance à
Charonne (alors petit village près de Paris); l'hôtel des
Gardes du corps à Versailles,
etc. On attribue de plus à Jean-François Blondel la direction
des fêtes des deux mariages du second dauphin,
père de Louis XV, fêtes dont les
dessins ont été gravés en 2 vol. in-fol. Cet artiste
appartint comme membre honoraire amateur à l'Académie
royale de peinture dès 1707, mais ne figure plus sur les listes
de cette académie dès 1715. (Charles Lucas). |
|
 |
Blondel
(Louis-Augustin). - Gentilhomme ordinaire et honoraire de la maison du
roi, conseiller d'Etat, diplomate français, né à Paris
le 26 octobre 1696, mort après 1760. Blondel était fils de
messire François Blondel, seigneur de Vaucresson, conseiller du
roi, trésorier-général de France en la généralité,
de Caen,
et de dame Jeanne-Marie Morin. En 1713, il entra à l'Académie
politique fondée par Torcy. En 1717, le régent le chargea
d'une mission en Espagne
à l'occasion de la guerre de Sicile
et, en 1719, il l'envoya également en Hanovre pour les affaires
relatives à la pacification du Nord. Mais c'est en 1725 que Blondel
débuta réellement dans la carrière diplomatique. Ayant
été envoyé à Turin ,
il y resta comme chargé d'affaires depuis le départ du comte
de Cambis (16 juin 1725) jusqu'à son retour (17 novembre 1725) et
de nouveau du 13 avril 1726 au 19 juillet 1782. Il eut à suivre
une foule d'affaires importantes dans ce poste, à l'occasion des
traités de Séville
et de Vienne,
des négociations préparatoires au traité de Turin
et du passage des cardinaux français qui se rendaient à Rome.
La conduite de Blondel à Turin lui valut d'être envoyé
à Mayence
avec le grade de ministre. Il reçut des instructions, datées
du 1er octobre 1732 et séjourna
auprès de l'électeur du 7 février 1733 au 4 avril
1734. Il alla ensuite résider avec le même grade auprès
de l'électeur palatin, et reçut dans ce but des instructions
datées du 19 décembre 1734. Son séjour dans ce poste
dura du 23 janvier 1735 au 1er octobre
1740. Il ne le quitta que pour revenir à Mayence. L'électeur
de Mayence étant chancelier de l'empire en Allemagne ,
on donnait à Blondel une mission de confiance en l'envoyant auprès
de lui. La mort de l'empereur Charles
VI ouvrait en effet les deux questions de l'élection à
l'Empire et de la succession d'Autriche ,
Blondel qui avait reçu des instructions datées du 25 décembre
1740, fut chargé de diriger les opérations de la diète
électorale de Francfort
et prit part à l'élection de l'empereur Charles
VII et de son successeur. De 1741 à 1746, il dirigea toute la
politique française auprès des diètes d'élection
et des diètes d'Empire. Après la conclusion de la paix d'Aix-la-Chapelle,
on lui confia une mission particulièrement délicate, en l'envoyant
à Vienne, pour reprendre les relations que la guerre avait interrompues.
Il devait s'attacher, disait son instruction (25 mars 1749)
«
à faire entendre que la paix qui a été conclue à
Aix-la-Chapelle par les soins infatigables du roi, doit désormais
être a base du système que Sa Majesté veut suivre pour
entretenir le repos et la tranquillité dans toute l'Europe, et que,
dans cette vue, Sa Majesté est disposée, déterminée
même, à entretenir l'union la plus cordiale avec la cour de
Vienne-».
Blondel réussit
dans sa mission et, quand il revint en France ,
en 1751, il rapportait les premières ouvertures pour l'alliance
franco-autrichienne. Indépendamment de ces différentes fonctions,
Blondel fut chargé de diverses missions temporaires près
du duc de Wurttemberg, du duc de Deux-Ponts, du landgrave de Hesse-Cassel,
de l'évêque de Wurzbourg et, à deux reprises, près
de l'électeur de Cologne .
Il est un des plus remarquables exemples de ce genre de diplomates tels
que les Durand, les Hennin, particuliers à l'Ancien régime,
qui étaient-chargés de toute la partie importante et de tout
le détail des négociations politiques, tandis que le sain
de la représentation était laissé à quelque
grand seigneur élégant et fastueux, qui n'avait, en réalité,
que la direction nominale de l'ambassade ou de la légation.
(Louis Farges). |
|
 |
Blondel (Henry-Joseph).
- Peintre français, né
en 1781 à Paris,
où il est mort en 1853. Elève de Regnault,
il obtint le grand prix de Rome en 1803; le sujet du concours était
Enée
portant son père Anchise .
Après son début au Salon de 1806, les principales toiles
qu'il exposa furent : Homère demandant
l'aumône, gravé par Dien, et la Mort de Louis
XIII, actuellement au musée de Dijon
(S. 1812); la Mort de Louis XII (S.1817). Ce tableau, maintenant
au musée de Toulouse,
obtint une médaille d'or; le Triomphe de la Religion sur l'Athéisme
(S.
1834. Au musée du Puy); Portrait de M. Ch. Percier, architecte
, membré de l'Institut (S. 1839); Philippe-Auguste
et Richard Coeur-de-Lion s'emparent
de Ptolémaïs (S.1841, galeries de Versailles);
la Chute d'Icare ,
Zénobie
mourant sur les bords de l'Araxe, l'Évanouissement d'Hécube
après l'enlèvement de sa fille Polyxène, Sapho
rappelée à la vie par le charme de la mélodie, Élisabeth
de Hongrie
déposant la couronne aux pieds de l'image du Christ, la Reddition
de Ptolémaïs (au musée
de Versailles), Philippe-Auguste à
Bouvines
(au Palais-Royal ),
Philippe
le Long recevant la couronne,
Louis XII
proclamé père du Peuple, etc.
Il a exécuté, en outre, de
nombreuses peintures décoratives
parmi lesquelles on remarque les suivantes : le plafond
de la salle ronde précédant la galerie d'Apollon au Louvre;
Eole
déchaînant les vents contre la flotte troyenne (S. 1819);
le plafond de la salle de Henri Il au Louvre, composé de trois compartiments
: la Dispute de Minerve
et de Neptune ,
Mars
et la Paix (S. 1822); le Salon et la galerie de Diane au château
de Fontainebleau ainsi que la grande galerie de Fontainebleau,
comprenant quarante compositions, mythologiques : les peintures
en grisaille de la Bourse de Paris
(1826); la chapelle des morts à l'église
Notre-Dame-de-Lorette
(1834); à Versailles,
les portraits historiques des Héros
de la première croisade ,
de Rois de France (3e
dynastie), de Maréchaux anciens et modernes, etc. Les peintures
décoratives de la Salle des Etats Généraux à
Versailles sont aussi de sa main.
Blondel avait été décoré
en 1824, nommé professeur à l'Ecole des beaux-arts en 1832
et membre de l'Institut la même année. En revoyant aujourd'hui
ses oeuvres, d'un dessin correct, mais d'une
touche sans vigueur, d'un modelé indécis et d'un coloris
froid et sans harmonie, on s'explique difficilement la vogue dont elles
jouirent au moment de leur apparition. (Ad. T.). |
 |
Blondel (Henri). -
Architecte français, né à Reims
(Marne) vers 1825. Henri Blondel, qui tint une place à part dans
le grand mouvement de travaux d'architecture
privée, occasionnés à Paris
par les nombreux percements de voies nouvelles accomplis pendant le dernier
tiers du XIXe siècle, s'est trouvé
faire exécuter, dans ce laps de temps, des constructions présentant
un réel caractère artistique, telles que l'hôtel de
la Caisse des dépôts et comptes-courants, à l'angle
de la rue du Quatre-Septembre et de l'avenue de l'Opéra; le passage
de l'Industrie sur le boulevard Sébastopol; les magasins de la Belle-Jardinière,
réédifiés à l'angle de la rue du Pont-Neuf
et du quai de la Mégisserie,
et l'hôtel Continental, sur les terrains de l'ancien Ministère
des finances, à l'angle de la rue
de Castiglione et de la
rue de Rivoli.
C'est après l'inauguration de ce vaste édifice, dans lequel
sont à noter de grandes et ingénieuses distributions intérieures,
ainsi que de brillants travaux de décoration, et à la suite
de l'exposition complète de ces diverses constructions ainsi que
des, abattoirs de Vincennes
et de maisons ouvrières érigées à Charenton ,
que Blondel obtint, au Congrès international de 1878, la grande
médaille de la Société centrale des architectes français,
et fut nommé peu après chevalier de la Légion d'honneur.
Cet architecte, à la suite du prolongement de la rue du Louvre,
fit modifier et aménager à l'usage de bourse du commerce
l'ancienne halle aux blés de Paris, dont il dut détruire
en partie la galerie circulaire. (Ch. L.). |
|
 |
Blondel (Paul). - Architecte
français, né à Belleville (alors faubourg de Paris),
le 6 janvier 1847. Elève de Daumet et de l'École des Beaux-Arts,
Paul Blondel fut lauréat des prix Deschaumes et Achille Leclerc,
remporta le deuxième second grand prix d'architecture, en 1875,
sur un projet de Palais de Justice pour Paris et le premier grand prix
l'année suivante sur un projet de Palais des Arts. Ses envois de
Rome,
exposés aux Salons annuels, lui valurent une troisième médaille
en 1880 et une première médaille en 1881 à l'occasion
de ses belles études de restauration du Temple de la Concorde, au
pied du Tabularium, à Rome, et du Casin antique de la villa Hadrienne ,
à Tivoli. A son retour à Paris, Blondel fut attaché,
comme auditeur, au Conseil général des Bâtiments civils
pendant les années 1881 et 1882, nommé inspecteur des travaux
du même service et ouvrit un atelier d'architecture .
On doit à Blondel la construction de plusieurs édifices publics
et privés : Caisse d'épargne, dispensaire, diaconat-bibliothèque
et hôtels à Mulhouse;
Caisse d'épargne à Mayenne ;
école professionnelle des aveugles et cité ouvrière
Lombart, à Paris. (Ch. L.). |
|
 |
Blondel d'Aubers. -
Magistrat français, mort à Paris
le 23 mars 1830. Il était conseiller au parlement de Paris, au moment
de la Révolution. Il émigra
pendant la Terreur et rentra
en France
après le 18 brumaire. En 1815, il fut élu membre de la Chambre
des députés et siégea sur les bancs de la majorité.
Il fit partie de plusieurs commissions importantes, notamment de celle
qui fut chargée d'examiner la proposition de Hyde de Neuville, sur
la réduction du nombre des tribunaux. Non réélu en
1816, il revint à la Chambre aux élections de 1820. En même
temps, il avait été nommé conseiller à la cour
de cassation. Il n'y siégea que quelques années et prit sa
retraite avec le titre de conseiller honoraire. (G. L.). |
|