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Cazères-sur-Garonne
(Caselae, Cazerae). - Commune de la Haute-Garonne, sur la
rive gauche de la Garonne; 3200 habitants en 2000. On a voulu autrefois
placer dans ce lieu l'ancienne station de Calagorris, des itinéraires
romains ,
que l'on s'accorde aujourd'hui à placer vers Martres-de-Rivière
(près de Saint-Gaudens );
en tout cas, tout le pays était habité à l'époque
antique, et on trouve souvent à Cazères des monnaies romaines.
La plus ancienne mention de cette ville, nommée alors Caselae,
remonte à l'an 1139; elle fut donnée en dot par le comte
de Comminges
à sa fille Bernarde, au moment du mariage de celle-ci avec Roger,
vicomte de Carcassonne .
Ce mariage étant resté stérile, Cazères revint
à la maison de Comminges.
Au XIIIe
siècle, les consuls relèvent des comtes de Toulouse ,
puis de la couronne; ils prêtent serment de fidélité
au roi en 1271; la ville était alors dans la baylie de Gascogne .
Au XIVe siècle, si l'on en croit
Froissart,
elle appartenait au comte de Foix ,
Gaston
Phoebus, et ce serait sous ses murs qu'aurait eu lieu la défaite
du comte d'Armagnac
et du sire d'Albret
(1376); mais le chroniqueur officiel des comtes de Foix, Miguel de Verms,
place ce fait d'armes à Cazères-sur-l'Adour, dans le Marsan
(Landes), qui appartenait sûrement à Gaston-Phoebus, et il
semble probable que le chroniqueur français aura confondu les deux
Cazères dont il connaissait un seul : Cazères, sur la Garonne;
il passa dans ce lieu longtemps après la bataille de 1376. En 1619,
Cazères fut un instant au pouvoir des protestants. Plus tard, le
lieu de Cazères fit partie du duché d'Antin ;
il fut réuni au domaine quelques années avant la Révolution.
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Cazères
et la Garonne. © Serge
Jodra.
Cazères, depuis 1317, était
dans le diocèse de Rieux; la ville fit toujours partie du Languedoc ,
même après le démembrement de 1469; au XVIe
siècle, elle était une des villes maîtresses du diocèse
civil de Rieux. Les archives ont été brûlées
pendant l'insurrection royaliste de l'an VIII. Au XVIIIe
siècle, pour faciliter les communications avec la rive droite de
la Garonne, on construisit un pont mi-partie en bois, mi-partie en maçonnerie,
aujourd'hui remplacé par un grand pont de pierre qui a fait du petit
village de Couladère, sur la rive droite, comme un faubourg de Cazères.
On peut voir à Cazères une
curieuse église du XIIIe
ou du XIVe siècle dédiée
à Sainte-Quitterie; dans la nef, cuve
baptismale datée de 1320; le clocher
très singulier est moderne et date de 1820. Au faubourg de Villeneuve,
porte de 1547. Il y avait autrefois à Cazères un couvent
de Jésuites .
(A. Molinier).
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L'église
Sainte-Quitterie, à Cazères.
(Photo : S. Jodra).
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En
bibliothèque. - Roschach,
Foix
et Comminges, pp. 157-145. - L'abbé Carrière,
Monographie
de I'église de Cazères (Mémoires de la Société
archéologique du midi de la France, VII, 356-369). |
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