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Armagnac.
- Ancien pays de France ,
compris dans la province de Gascogne ,
était borné au Nord par le Condomois, l'Agénois, le
Quercy ;
au Sud par la Bigorre ,
le Comminges ,
le Couserans ;
à l'Est par le Languedoc ,
à l'Ouest par le Béarn ,
le Marsan ,
le Gabaret, et avait pour villes principales : Lectoure, Nogaro et Auch .
La Save, la Gimone, le Gers, la Baïze arrosent ce pays. Il forme aujourd'hui
le département du Gers et une partie de ceux de Lot-et-Garonne,
Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne.
Compris jadis dans l'Aquitaine ,
puis dans le duché de Gascogne
qui appartenait à une maison mérovingienne
issue de Caribert, enfin, dans le comté
de Fezensac, l'Armagnac devint un comté particulier en 960 et eut
pour premiers comtes Bernard le Louche, Géraud Trancaléon,
Bernard Il. Ce dernier posséda un instant tout le duché de
Gascogne (1040-1052). Géraud III, son petit-fils, réunit
à l'Armagnac le comté de Fezensac (vers 1140). En 1163 on
détacha pour un cadet un apanage dit comté de Fezensaguet.
La branche aînée s'étant éteinte dans les mâles
(1245), Géraud V, fils du premier comte de Fezansaguet, devint comte
d'Armagnac (1256); mais à sa mort (1280, les deux comtés
furent de nouveau séparés.
Jean Ier
(1319-1373) et ses successeurs joignirent à l'Armagnac les comtés
de Rodez
et de Carlat, les vicomtés de Lomagne et d'Auvillars, le Comminges ,
le Charolais
(qu'aliéna Jean III en 1390). Jean III eut pour successeur son frère
Bernard VII, chef de la faction des Armagnacs.
En 1473 périt le célèbre Jean V, adversaire acharné
de Louis XI. Ce prince déclara, en 1481,
l'Armagnac réuni à la couronne. Cependant le roi Charles
VIII le rendit à Charles Ier
frère de Jean V. A ce Charles Ier
succédèrent le duc Charles d'Alençon ,
puis Henri d'Albret
(tous deux époux de Marguerite, soeur de François
Ier),
ensuite Jeanne d'Albret, et enfin Henri IV, qui
réunit définitivement ce comté à la couronne
de France
par son avènement (1589). En 1645, Louis
XIV donna le titre de comte d'Armagnac à H. de Lorraine ,
comte d'Harcourt, dont la postérité le porta jusqu'à
la Révolution. |
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