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Soufflot

Jacques Germain Soufflot est un a rchitecte né à Irancy (Yonne) le 22 juillet 1713, mort à Paris le 5 janvier 1780. Après avoir étudié l'architecture à Lyon, Soufflot fut admis sans brevet, en décembre 1734, au nombre des pensionnaires de l'Académie de France à Rome et séjourna deux ans dans cette ville avant de se rendre en Asie Mineure. Il retourna même quelques mois en Italie, en 1750, avec le marquis de Marigny, Nicolas Cochin et l'abbé Blanc. Mais c'est à Lyon que, dès 1742, Soufflot commença la pratique de l'architecture par, entre autres belles oeuvres, le maître-autel et le baldaquin de la nouvelle église des Chartreux; le bâtiment, avec dôme, de l'Hôtel-Dieu, en 1748, et, la même année, la loge aux Changes (actuellement temple protestant), exécutée sur ses dessins par Roche. On cite encore nombre d'autres édifices publics ou privés qui lui sont dus à Lyon ou qui furent exécutés avec sa collaboration et, entre autres, les deux portails à colonnes du fond de la cour et le grand salon de l'archevêché; puis il, fit terminer le grand hôpital de Mâcon vers 1770. 

Après plusieurs  voyages en divers endroits ou il fut appelé pour donner des conseils et des projets, Soufflot se fixa définitivement à Paris, étant entré, en 1749, à l'Académie royale d'architecture. En 1752 il prit part au concours ouvert pour les édifices de la place Louis XV (aujourd'hui place de la Concorde; mais le projet de Gabriel fut préféré au sien. Il fut nommé peu après contrôleur des bâtiments de Marly, puis en 1755 de ceux de Paris et, en 1772, contrôleur des monuments et embellissements de la ville de Lyon. Paris doit à Soufflot tout le gros oeuvre de la nouvelle église Sainte-Geneviève (le Panthéon), jusqu'à la naissance du dôme, la fontaine de la rue de l'Arbre-Sec et, parmi les édifices qui furent détruits, le trésor de la sacristie de Notre-Dame et les vingt petites boutiques en pierre qui s'élevaient sur  les exèdres du Pont-Neuf

Soufflot fut fait chevalier de Saint-Michel et intendant général des bâtiments du roi. Il a laissé de nombreux écrits sur l'architecture dont les principaux sont les suivants : Suite de plans, coupes, etc., des trois temples antiques tels qu'ils existaient en 1750, dans la bourgade de Paestum, mis au jour par les soins de G. Dumont en 1764; Oeuvres ou recueils de plusieurs parties d'architecture de J.-G. Soufflot (Paris, 1767, 2 in-fol., 230 pl.); Loge des Changes de Lyon, gravé par, Bellicard, etc. 

Soufflot, mort au Louvre, fut d'abord enterré à Saint-Germain-l'Auxerrois; mais ses restes portés au Panthéon puis dissimulés pendant la Révolution, dans l'ancienne église Sainte-Geneviève, reposent aujourd'hui dans les caveaux du Panthéon; on peut lire sur son tombeau cette épitaphe, de sa composition :

Pour maître dans son art il n'eut que la nature;
Il aima qu'au talent on joignit la droiture,
Plus d'un rival jaloux qui fut son ennemi,
S'il eût connu son coeur, eût été son ami.
On possède trois portraits de Soufflot peints, par Carle Van Loo, dont deux au, musée du Louvre et un au musée de Versailles. (Charles Lucas.).
François Soufflot dit, le Romain, neveu et, élève de J.-G. Soufflot, fut nommé, en 1794, architecte du Panthéon, où « il fil supprimer, dit Jean Rondelet, aux grands pendentifs du dôme, des masses de pierre dure qui avaient été laissées pour les cadres et les les bas-reliefs », et ce, afin d'empêcher l'aggravation des dégradations survenues aux piliers du dôme. François Soufflot avait fait reconstruire, en 1786, le grand escalier latéral du prieuré de Saint-Martin-des-Champs (Conservatoire des Arts et Métiers), attribué à tort à D. Antoine; et restauré par Léon Vaudoyer, et c'est à lui, encore que Paris doit le bel hôtel Montholon, sur le boulevard Montmartre. (Charles Lucas.).
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Dictionnaire biographique
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