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Saint Hubert

Saint Hubert, Hubertus, est un evêque de Liège et le patron des Ardennes. Il aurait vécu au VIIe siècle et serait mort en 727. Son plus ancien biographe, qui vivait au VIIIe ou au IXe siècle, se borne à raconter qu'il fut le disciple et le successeur de l'évêque saint Lambert, sur le siège de Maastricht (vers l'an 708?). 

A moins de croire aux miracles, on ne saurait dire par quel événement s'opéra sa conversion; mais aussitôt qu'il devint chrétien, il se mit sous la conduite de saint Lambert, évêque de Maestricht, qui l'éleva par la suite au sacerdoce, et l'associa au gouvernement de son diocèse. Saint Lambert ayant été massacré, Hubert fut élu pour lui succéder, et marcha sur les pas de son prédécesseur.

 En 720, il transféra le corps de saint Lambert de Maastricht à Liège, qui n'était alors qu'un village : il le plaça dans une belle église qu'il avait fait bâtir dans le lieu même où il avait été martyrisé, et qui devint la cathédrale de Liège, lorsque l'année suivante Hubert y eut transféré son siège épiscopal. Depuis ce temps, la ville de Liège honore saint Lambert comme son principal patron, et regarde saint Hubert comme son fondateur. 

Selon la tradition, il mourut le 30 mai 727. Son corps fut transporté à Liège et déposé dans l'église collégiale de Saint-Pierre. En 823, il fut transféré, avec la permission de Louis le Débonnaire, à l'abbaye d'Audain, dans les Ardennes, laquelle porta depuis son nom.

Saint Hubert dans la mythologie chrétienne.
La légende s'est emparée de cette vie si banale. Selon elle, Hubert fut fils de Bertrand, duc d'Aquitaine, descendant de Pharamond; envoyé à la cour de Thierry Ier, où il se brouilla avec le maire Ebroin, il se retira en Austrasie chez son parent le duc Pépin d'Héristal où il épousa Floribane, fille du comte de Louvain. La légende dit encore que Dieu, pour rendre ses travaux plus efficaces, lui communiqua le don des miracles. Le nom de Saint Hubert nom est également associé à une chasse fantastique

Les miracles.
Le premier miracle de saint Hubert est celui qui détermina conversion : le fils de Bertrand d'Aquitaine se livrait un jour de Noël à l'exercice de la chasse, au lieu de donner le temps voulu aux pratiques religieuses. A peine avait-il lancé ses chiens, qu'un cerf s'offrit à ses regards, portant un crucifix entre les branches de son bois. Une voix se fit entendre au même instant, disant :

"Va trouver Lambert, évêque de Maestricht, cesse d'être incrédule et fais-toi catholique; fais pénitence de tes péchés comme il te le conseillera, car par toi l'Eglise sera exaucée. Si tu ne le fais, tu seras damné à ta dernière heure.» 
Hubert descendit de cheval, se mit à genoux pour adorer le signe de la rédemption et pour demander à Dieu pardon de ses péchés. Catéchisé par saint Lambert (moine à Stavelot ou ermite dans les Ardennes, selon d'autres sources), il fit ensuite un voyage à Rome où il apprit miraculeusement la mort de l'évêque Lambert. Contraint de lui succéder, il reçut du ciel une étole merveilleuse à laquelle les croyants prêtaient le don de guérir de la rage lorsqu'on en insère une parcelle dans une incision pratiquée sur le front de la personne mordue.
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Bruegel l'Ancien : la vions de saint Hubert.
La Vision de saint Hubert, par Bruegel l'Ancien (musée du Prado, Madrid).

Un jour qu'il faisait la procession des Rogations avec son clergé, précédé de la croix et des reliques des saints, et qu'on chantait les litanies selon l'usage déjà établi alors, une femme possédée du démon troubla cette pieuse cérémonie; mais le saint évêque lui imposa silence et la délivra en faisant sur elle le signe de la croix. 

Dans un temps de sécheresse, il obtint aussi de la pluie par ses prières.

La chasse Saint Hubert.
Dans le Haut-Morvan, il y a, vers minuit, aux croisements des chemins, un passage d'esprits connu sous le nom de Chasse Saint-Hubert et de Peuts; il est accompagné d'un grand bruit dans l'air, et l'on voit un petit chien poussant des cris plaintifs et poursuivi par un chien de grande taille. Un soldat, qui ne craignait rien, voulut en être témoin; il se munit d'un bâton de coudrier et obtint d'emmener avec lui un petit enfant. Vers l'heure de minuit, arrivé au carrefour où il y a une croix, il traça un cercle avec son bâton, et se mit au milieu, le bâton placé un bout en l'air. Il entendit peu après un grand bruit et un petit chien vint s'abattre sur le bâton. Mais le soldat et l'enfant entrèrent sous terre ou disparurent en fumée, car jamais on ne les revit. (A. Pétin / GE / A. de Ch.).

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Dictionnaire biographique
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