| Dictionnaire | |
| Numa Pompilius.
- Le second des rois légendaires de Rome Il partagea entre les citoyens les terres conquises par Romulus, planta des bornes aux limites, érigea des sanctuaires à Terminus et à Fides. Il fit concorder l'année civile avec l'année solaire, créant douze mois au lieu de dix usités jusqu'alors, combla par des mois intercalaires l'écart existant avec l'ancienne chronologie. institua les collèges religieux des Pontifes, des Augures, des Saliens, des Féciaux, des Vestales, les Flamines, érigea à Janus un temple avec une double porte qu'on ne devait ouvrir qu'en temps de guerre; sous son règne, elle fut constamment close. Il régla les rites des prières
et des sacrifices, des conjurations pour forcer les dieux à révéler
leurs volontés par les éclairs ou le vol des oiseaux. Ces
enseignements lui furent donnés par Faunus
et Picus qu'il avait surpris et enchaînés, grâce aux
avis de la camène (nymphe)
Egérie.
On contait en effet que Camena Egeria avait épousé
Numa et qu'ils se voyaient dans un bois sacré
des environs de Rome Les Grecs ont voulu faire du sage roi romain
un disciple de Pythagore, dont la personnalité
historique est aussi bien brumeuse. Il n'est pas possible de dégager
des faits historiques certains de la légende de Numa. On a mis sous
son nom toutes les vieilles institutions religieuses, par un procédé
évidemment artificiel. Retenons seulement son origine sabine qui
affirme la dualité ethnique de la population dirigeante de la Rome
primitive. On lui donnait une fille, Pompilia, qui, mariée à
Numa Marcius, en eut Ancus Martius, quatrième
roi de Rome |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.