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Flamine
(Antiq. rom.). Le flamine était, dans l'ancienne Rome ,
le prêtre affecté au culte d'une divinité
déterminée ( Religion
romaine). Son nom, flamen (filamen), venait, d'après
les anciens, du fil de laine (filum) qu'il devait toujours porter
soit sur son bonnet pointu, apex, soit autour des cheveux ; on rattache
plutôt ce mot au verbe flare, le flamine étant le prêtre
qui « souffle » le feu sur l'autel .
A l'époque des origines, que la tradition fait remonter à
Numa,
pour ce sacerdoce comme pour toutes les institutions religieuses, les flamines
étaient au nombre de quinze.
L'époque classique connut surtout
trois flamines, les flamines majores, le flamen Dialis (de
Jupiter),
le flamen Martialis (de Mars), le flamen
Quirinalis (de Quirinus). Tous trois étaient
nommés par le grand pontife et restaient toujours dans une étroite
dépendance du collège pontifical. Le premier des trois grands
flamines était le flamen Dialis; les minutieuses observances
qui lui étaient imposées le rendaient l'esclave de ses fonctions
sacerdotales. Il devait être patricien, né d'un mariage par
confarréation, ne jamais sortir de Rome, ne pas monter à
cheval,
éviter le contact ou la vue de tout objet impur, suivre exactement
pour son costume, pour la coupe des cheveux et de la barbe, les prescriptions
religieuses, renoncer à toute autre fonction publique. Les seules
compensations qu'on lui accordait pour cet esclavage assujettissant, c'était
de porter la prétexte, d'avoir un licteur, la chaise curule et un
siège au Sénat. Malgré tout, ce poste était
peu envié; il resta vacant, à la fin de la République,
pendant soixante-quinze ans. Les flamines devaient être mariés
sous le régime de la confarréation; le concours de leurs
femmes (flaminica) était indispensable à leurs fonctions.
Aussi le veuvage les obligeait-il à se démettre de leur ministère.
Des flamines proprement dits, majores
ou minores, il faut distinguer :
1° les
flamines des curies, flamines curiales, qui étaient les prêtres
des groupes constitutifs de la cité primitive;
2° les flamines
des diverses corporations sacerdotales, élus pour un an par chaque
corporation ( Sodalité),
comme le flamen Arvalis ( Frères
Arvales);
3° les flamines
consacrés au culte des empereurs divinisés.
Parmi ceux-ci, il y avait trois catégories
de prêtres : les flamines perpetui, nommés probablement
par l'empereur et voués au culte particulier d'un césar (de
même les flaminicae pour le culte des princesses); le flamen
Augustalis, qui, dans chaque province, présidait au culte de
Rome et d'Auguste, et le flamen municipales
ou perpetuus, qui remplissait le même office à l'intérieur
de chaque cité. Ces deux derniers étaient nommés pour
un an; ils se recrutaient dans les hautes classes des provinciaux. (G.
L.-G.). |
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