 |
Arès.
- Dieu grec de la guerre et de la brutalité,
fils de Zeus et de Héra,
selon Homère, ou de Héra seule,
suivant Ovide. On le représente armé
de pied en cap, ayant à ses pieds un coq,
symbole de la vigilance et de l'ardeur au combat.
Il est accompagné de sa soeur Eris
(= la Lutte, assimilée à la Discorde
des Romains) et de ses deux fils, Phobos (= la Crainte) et Deimos
(= la Terreur).
Ce dieu fut l'amant heureux d'Aphrodite-:
il se laissa surprendre avec elle par Héphaïstos,
qui les enveloppa dans un filet. A la guerre de Troie,
il fut blessé par Diomède.
On le vénérait surtout au
Nord de la Grèce
et à Sparte ,
où les prisonniers de guerre lui étaient sacrifiés.
Les Romains l'ont identifié à
leur dieu Mars.
 |
Arès
était une conception trop abstraite pour qu'il devînt en Grèce
l'un des principaux sujets de l'art; il n'y avait pas de ville où
on l'adorât comme dieu tutélaire. Alcamène et Scopas
firent les statues les plus remarquables d'Arès, et elles servirent
de modèles à toutes les autres : on donnait à ce dieu
un cou charnu et vigoureux, des muscles fortement accusés, un front
plus bas que celui des autres fils de Zeus, des cheveux formant de petites
boucles en désordre, des yeux petits et ouverts. Tantôt il
est nu, tantôt il porte une chlamyde. Sur les reliefs d'ancien style,
il est revêtu d'une armure complète; sur ceux qui ont été
sculptés plus tard, il n'a qu'un casque. Le plus ordinairement il
se tient debout. Scopas sculpta un Arès assis. |
|
|