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Architecture
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| Soubassement.
- Partie inférieure d'un édifice, d'une certaine importance
en hauteur au-dessus du sol et souvent richement décorée,
dont le caractère est d'être continu, ce qui différencie
le soubassement du socle proprement dit, toujours moins important, et du
stylobate, lequel devrait, par son origine
même, être réservé aux piédestaux
ou supports de colonnes. Cependant, et malgré
l'emploi dès l'Antiquité Les temples grecs s'élevaient sur
de hauts soubassements, le plus souvent composés de trois rangs
de degrés qui régnaient sous les colonnades des temples doriques
périptères; mais, à Rome et dans les provinces de
l'Empire,
en Gaule La plupart des églises romanes possédant des cryptes prises en partie seulement au dépens du sol et dont une partie seulement s'élevait au-dessus du pavé extérieur, cette dernière partie formait soubassement pour l'ordonnance architecturale de l'édifice, et Viollet-le-Duc (Dictionnaire de l'architecture, VIII, pp. 457-458, fig. 1 et 2) reproduit, comme type de cette disposition, une coupe et une vue perspective du soubassement, d'un fort beau caractère dans sa simplicité, de l'abside orientale de la cathédrale de Spire. Plus tard, malgré l'absence de crypte, le soubassement fut conservé dans les cathédrales gothiques au pourtour des chapelles absidales, et comprit une succession d'assises continues, en retraite les unes sur les autres, pendant que, le plus souvent, une riche décoration composée d'arcatures, de tapisseries à faible relief et de médaillons, ornait les soubassements des portails de ces cathédrales. Au XVIe
siècle, pendant la Renaissance |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.