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Ordonnance.
- Ce mot, quoique quelque peu synonyme des mots disposition et distribution,
ne doit pas, suivant la distinction que Vitruve
(I, ch. II) s'est efforcé d'établir entre eux, être
confondu avec eux : il exprime d'une façon plus générale
la composition d'ensemble d'un édifice, ses grandes masses, les
rapports qui y existent entre les pleins et les vides et le parti général
de la décoration architectonique. Le mot ordonnance sert aussi à
désigner la nature de l'ordre
choisi pour décorer les façades
ou les grands motifs d'architecture d'un édifice : c'est ainsi que
l'on dit une ordonnance dorique, une
ordonnance corinthienne, quand un
édifice est décoré de colonnes
doriques ou corinthiennes; on dit même qu'un édifice est de
telle ou telle ordonnance, suivant que ses proportions ou sa décoration
rappellent les proportions ou l'ornementation qui caractérisent
tel ou tel ordre d'architecture. Enfin, on emploie encore ce mot ordonnance
en l'appliquant, surtout quand il s'agit de temples antiques, au nombre
et à la disposition des colonnes,
suivant la façade de ces édifices : ainsi, on dit une ordonnance
tétrastyle,
hexastyle, octastyle, décastyle,
suivant qu'une façade présente quatre, six, huit ou dix colonnes.
(Ch. Lucas). |
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