| . |
| |||||||
| Rue Jean-de-Beauvais,
à Paris
(Ve'
arrondissement).
- Cette rue commence au boulevard saint-Germain et finit à
la rue de Lanneau (place Marcelin Berthelot), où elle est prolongée
par l'impasse Chartière.
Ouverte au commencement du XIVe
siècle, sur le clos Bruneau, cette voie publique en porta d'abord
la dénomination. Elle doit son nom actuel, selon Jaillot, à
Jean de Beauvais, libraire, qui demeurait au coin de la rue des Noyers
(portion de l'actuel boulevard saint-Germain). D'autres auteurs ont pensé
que le collège de Dormans-Beauvais lui avait donné sa dénomination.
Une décision ministérielle, à la date du 13 fructidor
an VIII, signée L. Bonaparte,
a fixé la largeur de cette voie publique à 7 m.
La rue Jean-de-Beauvais. Au premier plan, statue du poète roumain Mihai Eminescu. Dans la rue Saint-Jean-de-Beauvais étaient : Le collège de Beauvais (ou collège de Dormans-Beauvais), fondé en 1370, par Jean de Dormans, évêque de Beauvais et chancelier, pour douze boursiers nés dans la paroisse de Dormans en ChampagneEn face de ces écoles étaient, à l'enseigne de l'Olivier, la maison et la boutique des Estienne, cette famille de savants qu'on a numérés comme les dynasties royales, tant elle compte de membres célèbres. C'est là que Robert Estienne Ier publia ses onze éditions de la Bible « Dans ce temps-là, dit Piganiol, les dieux de la terre se familiarisaient encore quelquefois avec les gens de lettres. » « La France, dit de Thou, doit plus aux Estienne pour avoir perfectionné l'imprimerie qu'aux plus grands capitaines pour avoir étendu ses frontières. »Et néanmoins, cette famille, pour prix des plus pénibles veilles, des plus parfaites productions, des plus coûteux sacrifices, ne recueillit que la pauvreté, l'exil et les persécutions du clergé, une prison pour dettes au Châtelet, un lit à l'hôpital de Lyon pour le plus illustre de ses membres, un grabat et une bière à l'Hôtel-Dieu de Paris, en 1674, pour son dernier représentant, Antoine Estienne III. Près de l'imprimerie des Estienne
était la seule imprimerie de musique qu'il y eût en France
: elle appartenait à la famille Ballard, qui avait obtenu son privilège
de Henri II et le possédait encore en
1789.
L'Eglise des saints Archanges (ancienne chapelle du collège de Beauvais, devenue cathédrale métropolitaine orthodoxe roumaine), rue Jean-de-Beauvais, dans le prolongement de la rue de Latran. © Photos : Serge Jodra, 2010. |
| . |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||