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Peiresc
(Nicolas Claude Fabri de), savant distingué, né en 1580 à
Beaugensier en Provence, m. en 1637, était conseiller au parlement
d'Aix. Il voyagea beaucoup dans sa jeunesse, visita l'Italie, la Hollande,
l'Angleterre, se lia avec les savants les plus distingués, et étendit
ses recherches à presque toutes les branches de science et d'érudition.
Maître d'une grande fortune, il en profitait pour encourager les
savants, payait une foule d'agents par lesquels il faisait faire des recherches
sur les sciences naturelles, l'histoire, les antiquités : c'est
un de ses agents qui découvrit les Marbres de Paros. Il fit lui-même
avec Gassendi des observations astronomiques,
et forma de riches collections de médailles, d'inscriptions et d'objets
d'art. C'est lui qui importa en France les chats angoras, le jasmin d'Inde
et celui d'Amérique, le lilas de Perse, le laurier rose, le myrte
à fleurs pleines, la nèfle, etc. En correspondance avec tous
les savants, il fut justement appelé par Bayle
le procureur général de la littérature. Il a laissé
un grand nombre de lettres,, dont une partie a été publiée
par Boissonade, et par St-Vincent, 1819; Gassendi
a écrit sa Vie, 1641
Buste de Peiresc, par
Francin.
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En
librairie - Pierre
Gassendi, Peiresc, Le "prince des curieux" au temps du baroque (prés.
J. Emelina), Belin, 1992.
Raymond
Lebegue et Agnès Bresson, Peiresc, lettres à divers,
CNRS, 2001. - R. Lebegue, Peiresc, lettres à Malherbe,
CNRS, 2001. - Anne Reinbold, Correspondance Nicolas Fabri de Peiresc
/ Alphonse de Rambervillers (1620 - 1624), CNRS, 2001. - Collectif,
Peiresc ou la passion de connaître, Vrin (Colloque), 1995. -
André Bailly, Défricheurs d'inconnu, Peiresc, Tournefort,
Adanson,
Saporta,
Edisud, 1992.
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