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| Constance d'Arles
est une reine de France Le mariage du roi Robert II avec Constance eut lieu, d'après Raoul Glaber, vers l'an 1000. En 1001, Constance était encore dans le Midi; en 1003, elle souscrivait à un acte pour Saint-Pierre de Melun avec la reine mère et divers autres personnages du royaume de France. La nouvelle reine amena avec elle beaucoup de gens du Midi qui, aux termes du chroniqueur, scandalisèrent la cour par leur légèreté, leur vanité, leurs vêtements aussi excentriques que leurs moeurs, le peu de soin qu'ils avaient de leurs armes et de leurs chevaux. Ils avaient les cheveux coupés à mi-tête, la barbe rasée à la manière des histrions, des chausses et des souliers indécents. Quant au respect de la parole donnée, c'était chose qu'ils ne connaissaient pas. Exemples pernicieux, s'écrie Raoul Glaber, pour les Francs et les Bourguignons, naguère si nobles, et qui s'empressèrent d'adopter ces moeurs honteuses. Le saint abbé Guillaume fit des remontrances au roi et à la reine. Si scandaleuse que fût l'introduction
à la cour de France de ces moeurs, ce ne fut pas toutefois le plus
fâcheux résultat du mariage de Robert
avec Constance. Deux partis se formèrent, l'un qui soutenait Berthe,
la reine répudiée, et à la tête duquel se trouvait
son fils Eudes, comte de Blois;
l'autre favorable à Constance et qui avait pour chef son cousin
germain Foulques Nerra, comte d'Anjou. Le roi
d'ailleurs ne pouvait s'accommoder de l'humeur acariâtre et de l'avarice
de sa femme. Helgaud rapporte qu'il devait se cacher d'elle pour donner
aux pauvres. On conte aussi que pour se débarrasser des importunités
de Constance, qui le priait de faire une hymme
Constance d'Arles. Le roi cita Foulques
devant son tribunal, mais les juges ayant déclaré les meurtriers
et leur maître coupables de lèse-majesté et dignes
de la mort, Robert ne fit pas exécuter
la sentence et se contenta de faire prononcer par le synode de Chelles Constance fut encore mère de trois enfants : Robert, qui mourut en 1075, Eudes et Adèle qui, en 1027, épousa Richard III, duc de Normandie. Sur les instances de la reine, Robert associa son fils aîné, Hugues, au trône en 1017. Mais quand celui-ci eut grandi et qu'il voulut se mêler du gouvernement, sa mère, jalouse de l'autorité qu'il semblait prendre sur l'esprit du roi, excita ce dernier contre son fils qui, las des injustices de ses parents, quitta le palais et rassemblant autour de lui quelques jeunes gens de son âge, se mit à ravager le domaine royal. Grâce à l'intervention de Fulbert de Chartres, le père et le fils se réconcilièrent, mais pour peu de temps, car Hugues mourut le 17 septembre 1025. Une nouvelle lutte agita le palais, Robert voulant faire couronner son second fils Henri, duc de Bourgogne, Constance prétendant assigner le trône à son troisième fils Robert. Mais elle échoua dans son projet. Après le sacre de Henri, célébré à Reims le jour de la Pentecôte 1027, Constance s'éloigna de la cour. C'est probablement à son instigation
que Henri et Robert prirent en 1030 les armes
contre leur père. Mais le roi Robert
une fois mort (20 juillet 1031), Constance sentit renaître en son
coeur sa haine pour son fils Henri. Elle mit la main sur Senlis,
Sens,
Béthisy, Dammartin, Le Puiset et Poissy |
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