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| Robert II,
dit le Pieux, est un roi de France Eude mourut à Marmoutier en 995, et Berthe se mit sous la protection de Robert. Celui-ci résolut de l'épouser; mais la parenté spirituelle de Robert avec Berthe était un empêchement canonique; en effet, Robert avait tenu sur les fonts baptismaux, l'un des enfants de Berthe. Malgré l'opposition de l'Eglise, et immédiatement après la mort de Hugues Capet, en 996, Robert fit consacrer son mariage par Archambaud, archevêque de Tours. Dès lors, Robert passa du parti
de Foulque dans celui de la maison de Chartres.
Le pape Grégoire V convoqua un concile
à Pavie Entre 999 et 1001 Robert se décida à se séparer de Berthe. Il prit pour femme Constance, fille d'un comte Guillaume, probablement Guillaume d'Arles; le mariage eut lieu entre 1001 et 1003. Constance amena à sa suite à la cour de France beaucoup d'hommes du Midi à qui les hommes du Nord reprochèrent leurs moeurs efféminées. « C'étaient, dit Raoul Glaber, des hommes légers et vains, aussi bizarres dans leurs moeurs que dans leurs vêtements, négligents des armes et des chevaux, la chevelure coupée à mi-tête, rasés à la manière des histrions, portant des chaussures indécentes, ne tenant pas leur parole et ennemis de la paix. Toute la nation des Francs, naguère la plus honnête de toutes, et celle des Bourguignons, suivirent leurs exemples détestables.-»On reprochait aussi à la nouvelle reine son avarice et son caractère acariâtre. Deux partis se formèrent à la cour, celui de l'ancienne reine, Berthe, ayant à sa tête son fils Eude, comte de Blois, et celui de Constance, dirigé par Foulque d'Anjou. Le roi avait élevé à la dignité de comte palatin Hugues de Beauvais, l'un de ses plus chers compagnons et partisan de Berthe; Constance le fit mettre à mort. Robert se rendit à Rome pour obtenir du pape l'annulation de son mariage; il n'y put réussir. Il eut de son mariage avec Constance, quatre fils et une fille : Hugues, né en 1007, puis Henri; en 1010, Robert, mort en 1075, Eude, et Adèle, laquelle épousa en 1027 Richard III, duc de Normandie. En 1002, le duc de Bourgogne Quelques années plus tard, le roi, profitant de l'impopularité de Renaud, comte de Sens, et s'appuyant sur l'archevêque Liétry, s'empara de la ville de Sens le 22 avril 1015. Renaud, aidé du comte Eude, à qui il avait cédé le château de Montereau, voulut reprendre sa ville. Un compromis intervint entre les belligérants. Renaud garderait son comté sa vie durant; après quoi il serait partagé entre l'archevêque de Sens et le roi. Robert vint assiéger Dijon en 1015. Grâce à l'appui de Lambert, qu'il avait fait élire évêque de Langres en 1016, le roi fut reconnu par les Bourguignons comme duc, puis il donna ce titre à son fils Henri. La reine Constance
voulut faire associer son fils aîné Hugues à la couronne.
Les grands consultés se montrèrent défavorables à
ce projet. Robert passa outre et fit sacrer roi son fils, le 9 juin 1017,
dans l'église de Saint-Corneille de Compiègne, par Arnoul,
archevêque de Reims. Mais quand Hugues voulut exercer son autorité
et réclama une part dans le domaine royal, sa mère s'emporta
contre lui. Hugues s'éloigna de la cour et, se mettant à
la tête d'une troupe de jeunes gens, pilla les biens de son père.
Robert II. C'est alors, en 1025, que le roi Robert
tenta de s'emparer de la Lorraine. Mais le jeune roi Hugues mourut le 17
septembre 1025 après être rentré en grâce auprès
de son père, grâce à l'intervention de Fulbert,
évêque de Chartres.
Il fut enterré à Saint-Corneille de Compiègne. Le
roi accablé de douleur renonça à ses projets contre
la Lorraine. Il fit sacrer roi à Reims, à la Pentecôte |
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