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Belleval
(Pierre Richer de), médecin et botaniste né à
Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne )
vers 1564, mort à Montpellier
en 1623. II commença ses études à Montpellier ,
mais prit ses degrés de médecine à Avignon .
Par un édit royal daté de Vernon
en 1593 et enregistré par le parlement du Languedoc
en 1596, Henri IV fonda un jardin botanique sur
le modèle de ceux qui rendaient les écoles de Padoue ,
de Pise
et de Bologne
si célèbres ( La botanique
à la Renaissance )
et qui y attiraient une foule d'élèves; le même édit
portait création d'une cinquième chaire consacrée
à l'enseignement de l'anatomie et de
la botanique; Belleval employa le crédit
de Du Laurens, premier médecin du roi, et celui du duc de Montmorency
pour obtenir l'intendance du nouvel établissement et la nouvelle
chaire créée; les services qu'il avait rendus dans une épidémie
qui s'était déclarée à Pézenas lui rendaient
ces personnages favorables; mais il dut préalablement se faire recevoir
docteur à l'université de Montpellier, jalouse de ses prérogatives;
peu après avoir pris ce grade en 1596, il fut installé dans
ses fonctions. Il refusa toujours d'enseigner l'anatomie, malgré
les sommations répétées de la faculté, les
suspensions de traitement, les remontrances du premier médecin du
roi, etc.; tout fut inutile, et finalement la faculté de Montpellier,
ne pouvant avoir raison de lui, confia l'enseignement de l'anatomie à
un autre professeur. Quatre ans avant sa mort, Belleval fut élu
doyen.
Richer de Belleval passe à bon droit
pour le fondateur de l'enseignement de la botanique
en France; Tournefort a rendu un éclatant
hommage à sa mémoire, Linné
parle de lui en fort bons termes. Il déploya une grande activité
pour l'établissement du jardin de Montpellier, où il était
parvenu à cultver 1300 espèces de plantes. Ce jardin fut
ruiné lors du siège de Montpellier en 1622. Il consacra une
somme importante pour réparer en partie le désastre. Ses
héritiers ont laissé se perdre la plus grande partie de ses
manuscrits qui renfermaient une flore complète du Languedoc
et ont vendu et dispersé plus de 500 planches in-4, gravées
sur cuivre au trait par A. Gouarin; un grand nombre de ces planches ont
été retrouvées depuis.
Belleval avait la singulière idée
de donner à chaque plante un nom grec qui en exprimât le caractère.
Il n'est rien resté de cette nomenclature. Villars, dans sa Flore
du Dauphiné, a dédié à Belleval le genre
Richeria, de la famille des Composées. (Dr L.. Hn).
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En
bibliothèque - Les ouvrages
de Belleval ont pour titres : Onomatologia seu nomenclatura stirpium,
quae in horlo regio Monspeliensi recens constructo coluntur, etc. (Montpellier,
1598, in-12); la nouvelle édition a été publiée
par P.-M.A. Broussonet sous le titre de : Opuscules de Richer de Belleval,
auxquels on a joint un traité d'Olivier de
Serres, nouv. édit. (Paris, 1785,
in-8); Recherche des plantes du Languedoc (Montpellier, 1603, in-4);
Dessein
touchant la recherche des plantes du pays de Languedoc, etc. (Montpellier,
1605, in-8); Remontrance et supplication au Roy Henri IV touchant la
continuation de la recherche des plantes du Languedoc et peuplement de
son jardin de Montpellier (Montpellier, s. d., in-4, 3 pl.). |
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