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L'Antiquité
les a dépeintes folâtrant à la surface des mers; leurs
cheveux blonds symbolisent les reflets du Soleil sur les flots. On les
représente jeunes, belles, parées d'algues et de coquillages,
et groupées autour d'Amphitrite, au
milieu des Tritons. Quelquefois, ce sont des
êtres fantastiques, moitié femmes et moitié poissons.
Des médailles et des pierres gravées romaines les montrent
ainsi parfois avec un corps terminé en queue de poisson.
Quelquefois
elles tiennent une branche de corail, ont des perles dans les cheveux,
et une draperie voltigeant sur les épaules.Il existe, au musée
de Naples, plusieurs peintures de ce genre, trouvées à Pompéi ,
à Herculanum
et à Stabies
(Castellamare ).
Au musée de Florence est une Néréide montée
sur un hippocampe, qui a été gravée par Masquelier.
Sur un sarcophage en marbre pentélique provenant du Capitole et
que possède le Musée du Louvre ,
quatre Néréïdes, couronnées de lierre et portées
sur des Tritons, sont entourées de tritons, d'Amours et de monstres
marins.
Parmi
les représentations modernes, nous citerons un bas-relief en pierre
de J. Goujon (Triton et Néréide),
qui est au Louvre; un bas-relief de David
d'Angers
en 1815, et qui appartient au musée d'Angers (Néréide
apportant le casque d'Achille) une statue de marbre, par A. Croisy
(Néréide couchée sur les flots et accoudée
sur un dauphin), etc. Théodore Chassériau a peint les Néréides
enchaînant Andromède. |