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Colombe.
- Cet oiseau fut, pour les Assyriens et les Babyloniens ,
la représentation de la reine Sémiramis,
qui en avait pris la forme, disaient-ils, pour disparaître de la
terre. Les femmes juives, quand elles allaient au Temple après leurs
couches, devaient offrir à Dieu un agneau et une colombe. Des colombes
nourrirent
Zeus, selon la mythologie grecque; d'autres
rendirent des oracles à Dodone
et en Lybie. La colombe était l'oiseau favori d'Aphrodite.
La
constellation
de la Colombe
sera introduite par Bayer en 1603 sur les cartes célestes en référence
à ce mythe. Les Grecs n'avaient pas pensé pour leur part
à placer cet oiseau parmi les astres. Bien qu'ils aient placé
l'aigle ,
oiseau de Zeus et le corbeau ,
celui d'Apollon, au rang des constellations.
La colombe, qui était pourtant l'oiseau d'Aphrodite a dû laisser
sa place à des… poissons .
Devenue symbole de pureté chez les
Chrétiens qui l'identifient au saint-Esprit, c'était elle
déjà qui, dans la Bible ,
apporte un rameau d'olivier à Noé
à la fin du Déluge. Par ailleurs,
les Chrétiens en ont choisi la forme pour représenter le
St Esprit. Voilà pourquoi les Russes se sont longtemps fait scrupule
de manger la chair des colombes, qu'ils regardaient comme sacrées.
Autrefois, à la messe de canonisation, on offrait des colombes,
comme une image de la pureté du saint. Dans l'iconographie chrétienne,
deux colombes qui boivent dans un calice rappellent les vertus qu'il faut
acquérir pour recevoir la Communion. La colombe est donnée
comme attribut à St Ambroise, Grégoire
le Grand, Hilaire d'Arles ,
St Remi, St Célestin, Ste Eulalie, Ste
Scolastique, etc. Les Luthériens, tout iconoclastes qu'ils soient,
ont admis la figure de la colombe dans leurs baptistères et au-dessus
de la chaire de leurs prédicants.
(B.). |
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Autrefois
on donnait le nom de colombe à un vase en métal qui avait
la forme de cet oiseau, et où l'on renfermait la réserve
eucharistique, pour la suspendre au-dessous et au milieu du ciborium
[1].
Le musée d'Amiens
possède une de ces colombes du XIIe siècle, en cuivre émaillé.
On plaçait des colombes de ce genre au-dessus des tombeaux et dans
les baptistères; mais elles ne contenaient rien, et avaient seulement
une signification symbolique. On fit aussi des reliquaires en forme de
colombes. |
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[1]
Dans
l'église primitive, on donnait le nom de ciborium au baldaquin
de l'autel
auquel était suspendu le vase contenant la réserve eucharistique. |