Découverte |
Très étendue,
mais sans étoile particulièrement brillante,
la constellation d'Hercule
se repère en identifiant son trapèze caractéristique,
entre la Lyre et la Couronne Boréale. |
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Excursion |
Rutilicus = Kornephoros,
de magnitude apparente 2,78, possède
un compagnon de magnitude 11,20, situé à 4' d'écart.
L'étoile la plus brillante de la constellation, dont le nom signifie,
selon l'option choisie, le porteur de cornes ou le rougeoyant, est une
sous-géante située à 150 années-lumière.
Sa magnitude absolue est de -0,5, soit la luminosité
de 130 soleils.
Dzêta Herculis est une étoile
binaire .
La première composante est de magnitude apparente 2,81 (magnitude
absolue : 2,64, soit 7,4 fois la luminosité du Soleil).
La seconde, de magnitude 5,60, est écartée de 1". Leur période
orbitale est de 34 ans. Distance du système
: 35 années-lumière.
Découvert
par W. Herschel
le 18 juillet 1782. Ce système a été mesuré
par lui le 21 juillet suivant, puis réobservé en 1795, époque
où il constata que la distance avait diminué; en 1802, nouvelle
recherche, mais Herschel ne put alors séparer l'étoile en
ses deux composantes. Ce n'est qu'en 1826 qu'une étude nouvelle
et régulière de cette étoile fut entreprise par W.
Struve
et, après lui, par nombre d'astronomes. Depuis l'époque de
sa découverte, ce groupe a effectué trois révolutions
complètes, et cependant les éléments obtenus ne sont
pas très concordants. Il y a lieu de remarquer que W. Struve, dont
l'attention était si attachée à l'examen des couleurs
des étoiles doubles, a noté le compagnon rougeâtre,
alors qu'actuellement il est manifestement bleuâtre. Est-ce une erreur
on un indice de variabilité? (Ch. André, 1900).
Sarin, étoile
massive (bleue) située à 78 années-lumière,
est de magnitude apparente 3,12. Magnitude absolue : 1,21 (28 fois la luminosité
du Soleil). On lui connaît quatre composantes, dont une - la deuxième
par son éclat - n'appartient pas réellement au système.
Celle-ci, écartée de 8" est de magnitude 8,80.
Nu Herculis (au nord de
x Herculis) est une binaire à éclipses
du même type que Algol (Persée). Sa
magnitude passe de 5,10 à 4,60 en deux jours. Sa distance est estimée
à 470 années-lumière. |
![[Les étoiles doubles]](btetdo.gif) |
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Ras Algethi est une
étoile multiple, pour laquelle on a catalogué quatre composantes.
La plus brillante (900 fois plus lumineuse que le Soleil, avec une magnitude
absolue moyenne de -2,57) est une géante rouge
dont la magnitude apparente varie irrégulièrement
autour de 2,78 sur une période de trois mois. Sa principale compagne,
apparaissant verte par contraste, est une étoile de type
F, écartée de 4". Cet astre, de magnitude 5,50 est, pour
sa part, une binaire spectroscopique, dont la période de révolution
est de 51 jours 14 heures. On donne pour ce système une distance
de 400 années-lumière.
Autres étoiles :
Pi Herculis est une étoile
de magnitude apparente 3,16. Sa magnitude absolue est de -2,1, soit une
luminosité intrinsèque équivalente à celle
de 600 soleils. Distance : 400 années-lumière.
Mu Herculis est distante de seulement
27,4
années-lumière. Étoile de type G5 et de magnitude
absolue 3,8, c'est-à-dire brillante comme 2,6 soleils, elle nous
apparaît avec une magnitude de 3,42. C'est aussi la primaire d'un
système multiple.
Ce
groupe est en réalité triple
[et même quadruple!]; en 1781, W. Herschel
découvrit que l'étoile MuHerculis (de grandeur 3,6) était
double, le compagnon étant de grandeur 9,4. Malgré leur grande
distance (30" environ), ces deux étoiles forment d'ailleurs un système
physique, car elles ont le même mouvement propre (0",811). L'observation
de ce système fut reprise en 1825 par South et, quelques années
après, par W. Struve
(1829). En juillet 1859, Alvan Clark ,
l'observant avec une lunette de 0,19 m, reconnut que le compagnon lui-même
était double et formé de deux étoiles à fort
peu près de même éclat (9,4
et 10) et très voisines (1",0) l'une de l'autre. Depuis lors, ce
système serré a été l'objet d'observations
très nombreuses, qui ont mis en évidence son mouvement orbital;
c'est celui dont nous avons donné les éléments
(Ch. André, 1900).
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![[Les étoiles variables]](btetva.gif) |
Exploration |
Le Grand Amas d'Hercule
= M 13 *** est
l'amas
globulaire le plus facile à observer dans l'hémisphère
boréal. De magnitude globale égale à 5,40, il est
théoriquement visible à l'oeil. Mieux vaut un petit télescope.
Sa distance est estimée à 20 000 années-lumière.
Il est riche de plus de cent mille étoiles vieilles de plus de 12
milliards d'années, et son diamètre pourrait avoisiner les
180 années-lumière.
Ce
brillant amas d'environ 8' de diamètre fut découvert par
Halley
en 1714, qui le dit visible à l'oeil nu par un beau ciel et une
nuit sans lune. Cinquante ans après, il fut examiné par Messier
qui l'a classé sous le n° 13; avec son télescope newtonien
de 4 pieds et un grossissement de 60; "il est, dit-il, rond,
beau, brillant, et ne contient aucune étoile".
En
1783, W. Herschel
le résolut cependant fort aisément en étoiles à
l'aide de son télescope de 7 pieds, et, après l'avoir réétudié
en 1787 avec son télescope de 20 pieds il le déclare "très
bel amas d'étoiles, flammes au centre et composé d'une multitude
d'étoiles à partir de la 11e grandeur".
Les
meilleures descriptions faites avec des lunettes d'ouverture moyenne sont
celles de d'Arrest [1]
et de Schönfeld [2];
avec des instruments de grande ouverture, nous avons le dessin fait par
Stoney avec le grand télescope de lord Rosse [3]
et celui de Trouvelot
avec l'objectif de 0,36 m de l'Observatoire de Harvard [4].
[1]
D'Arrest, Siderum nebulosorum observations havnienses, 1867.
[2]
Schönfeld, Beobachtungen von Nebelflecken und Sternhaufen.
Mannheim, 1862 et 1875.
[3]
Philosophical Transactions for 1861.
[4]
Annals of the astronomical observatory of Harvard College, vol. VIII.
Ces deux
dernières descriptions ne sont d'ailleurs pas concordantes : la
caractéristique de la première est le tracé de trois
canaux rectilignes, à 120° l'un de l'autre, partant du milieu
de l'amas, bordés sur chaque rive d'étoiles relativement
brillantes, qui, d'après Stoney, seraient absolument. vides d'étoiles.
Trouvelot, au contraire, signale l'existence au centre d'une nébulosité
irrésoluble.
En 1887,
et au moyen d'observations faites avec un objectif de 0,30 m, Harrington
[5]
confirme la réalité des canaux, mais il ne signale aucune
nébulosité. Ils sont, au contraire, absolument invisibles
dans la photographie de Scheiner ,
et si Palmer les reconnaît sur ses clichés, il constate en
même temps qu'il peut, à l'intérieur de chacun d'eux,
compter jusqu'à 15 étoiles de faible éclat, et ne
trouve mille part trace de nébulosité : pour lui, les reconnaît
sur ses clichés, il constate en même temps qu'il peut, à
l'intérieur de chacun d'eux, compter jusqu'à 15 étoiles
de faible éclat, et ne trouve nulle part trace de nébulosité
: pour lui, l'amas est purement stellaire.
[5]
Astronomical
Journal, vol. VII, p. 166 et suiv.
La vérité
serait peut-être que la distribution des étoiles brillantes
de l'amas serait différente de celle des étoiles faibles.
Ces dernières, si elles étaient seules, donneraient à
l'amas une forme absolument globulaire; les autres, prises à hart,
le feraient au contraire apparaître comme rayonné (Ch. André,
1900).
M 13 |
M 92 |
M 92 est un autre très bel amas
globulaire situé à 35 000 années-lumière. Magnitude
6,20. L'objet est tout juste circumpolaire
à la latitude de Paris (il ne disparaît jamais sous l'horizon...).
NGC 6229 est un amas globulaire,
qui avec une magnitude photographique de 9,49, se révèle
nettement moins lumineux que les précédents. Sa distance
est estimée à 100 000 années-lumière. |
![[Les amas globulaires]](btamgl.gif) |
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NGC 6210 est une nébuleuse
planétaire de magnitude 9,30 dont l'enveloppe montre plusieurs
anneaux concentriques en expansion à la vitesse de 20 km/s. La magnitude
de l'étoile centrale est de 12. Distance estimée : 3000 années-lumière. |
![[Les nébuleuses planétaires]](btnepl.gif) |
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NGC 6207, relativement
facile à localiser, à un demi-degré au nord de M 13,
cette galaxie spirale vue par la tranche et de magnitude
11,90 se révèle bien plus difficile à observer. |
![[Les galaxies]](btga.gif) |
Curiosités |
Au nord de Eta Herculis, le
quasar3C
345. Il s'agit d'un objet de magnitude 16 et dont le décalage
vers le rouge de la lumière (z = 0,6) suggère une distance
de 4 à 8 milliards d'années-lumière. |
![[Les quasars]](btqu.gif) |
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C'est au nord-est de la constellation
qu'est apparue lanova de 1934. |
![[Les novae]](btno.gif) |
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C'est dans la constellation
d'Hercule que se situe l'apex du Système
solaire, c'est-à-dire la direction du ciel vers laquelle se
dirige, dans sa course autour de la Galaxie, notre
Soleil
et son cortège planétaire. |
![[La Voie Lactée]](btvola.gif) |
Repérages |
Le tableau ci-dessous donne
les coordonnées (époque
J2000,0) des objets du ciel profond mentionnés dans cette page
: |
![[Les systèmes de coordonnées]](btsyco.gif) |