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Décalage
spectral. - On désigne sous le nom de décalage spectral
le déplacement global des raies présentes
dans le spectre* d'une lumière émise
par une source quelconque. La morphologie générale du système
de raies ne change pas. Seules les longueurs d'ondes correspondant à
chaque raie sont modifiées, déplacées par une simple
translation vers la partie rouge ou bleue du spectre. Pareil décalage
peut avoir plusieurs origines, impliquant des phénomènes
différents. On mentionnera :
Le décalage
Doppler* - Phénomène observé dans tous
les cas où la source d'une onde (de nature indifférente)
se déplace par rapport à l'observateur.La longueur d'onde
du rayonnement reçu est plus grande lorsque la source s'éloigne,
et plus courte lorsque la source se rapproche. Cet effet explique en particulier
le décalage observé dans le spectre de la lumière
d'un astre en mouvement par rapport à l'observateur : lorsque l'astre
se rapproche, sa lumière est décalée vers la partie
bleue du spectre. Elle est décalée au contraire vers la partie
rouge, si la source s'éloigne. Ce phénomène, connu
dans sa forme la plus générale sons l'appellation de d'effet
Doppler-Fizeau doit son nom à Christian Doppler
et à Armand Fizeau ,
les deux physiciciens qui l'on mis en évidence, le premier pour
les ondes lumineuses, le second pour les ondes sonores.
Le décalage
gravitationnel - Expliqué dans le cadre de la relativité
générale (théorie de la gravitation
d'Einstein), ce type de décalage correspond à la variation
d'énergie de la lumière lorsqu'elle est soumise à
un champ de gravitation. Lors qu'elle se dégage d'un tel champ,
elle doit céder de l'énergie et se décale vers la
partie rouge du spectre. Ce phénomène, appelé effet
Einstein, est observé par exemple dans le spectre d'astres compacts,
tels que les naines blanches. Il a également
été mesuré dans le cas du Soleil,
et même dans celui de la Terre.
Le décalage
spectral cosmologique (ou redshift*) - décalage communément
observé de la lumière vers la partie rouge du spectre des
objets extragalactiques lointains qui est interprété comme
un effet de l'expansion cosmique. Ce phénomène
fait parler de fuite des galaxies, ou de façon moins impropre de
récession des galaxies. C'est plutôt,
à l'échelle globale, l'expression une fois encore d'un décalage
gravitationnel, ou de la courbure de l'univers.
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