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Olbers, Heinrich Wilhelm Malthaus (1758-1840) - Né à Arbergen, village voisin de Brême, s'était établi en 1781 médecin dans cette ville. II donna en 1797 une bonne méthode analytique et trigonométrique, fondée sur une formule d'Euler, pour le calcul des orbites des comètes, et ensuite, découvrit plusieurs de ces astres.

En 1802, Olbers à Brême et de Zach à Gotha retrouvèrent l'astéroïde que Piazzi avait appelée Cérès, en hommage à la fertilité de la Sicile. Puis en continuant à observer les régions où se trouve Cérès, Olbers y découvrit deux autres petites planètes, Pallas en 1802 et Vesta en 1807

Olbers émit l'opinion que ces quatre petites planètes sont des fragments d'une planète qui s'est brisée. Lagrange, en admettant cette opinion, calcula la force explosive capable de produire la rupture d'une planète.

Olbers n'assure pas que la Lune ne produise aucun effet sur les variations du temps, et il ne regarde pas comme impossible que la Lune et le Soleil disposent l'atmosphère à des mouvements considérables.

Son nom est attaché à celui du paradoxe du noir de la nuit  (Paradoxe d'Olbers), qui remonte en fait au moins à Kepler : dans un univers indéfiniment grand, uniformément empli d'étoiles, il ne devrait pas y avoir de direction dépourvue de point lumineux. Sans ce conditions pourquoi fait-il nuit?

II fut élu en 1810 correspondant et en 1829 associé étranger de l'Académie des Sciences. (Lebon, 1899).



En librairie - Edward Harrison, Le noir de la nuit, une énigme du cosmos, Le Seuil, 1998; Edgar Poe, Eurêka, Le Castor astral, 1993.
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