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| Paradoxe d'Olbers.
- On désigne sous ce nom la réponse
donnée à la question de savoir pourquoi il fait nuit
la nuit [ Comme Kepler Cette impasse, connue,
donc, aujourd'hui sous le nom de paradoxe d'Olbers, a trouvé
sa première (et principale) solution en 1828 sous la plume d'Edgar
Poe La cosmologie relativiste qui s'est imposée au XXe siècle permet de donner plusieurs explications qui concourent à la résolution dudit paradoxe. Mais la principale, et la plus facile à comprendre, reste ici encore celle qu'avaient donnée les auteurs du siècle précédent : dans un univers en expansion, qu'il soit spatialement fini ou indéfiniment grand, en effet, une limite existe toujours pour l'âge des plus anciennes étoiles; on n'a donc pas à considérer la contribution d'une nombre indéfiniment grand de sources lumineuses. D'autres explications, de nature différente ont également été données, en particulier par Benoît Mandelbrot sans son ouvrage sur Les objets fractals (1976, div. réed.). Pour cet auteur, il suffit que la distribution des étoiles ne soit pas uniforme, mais hiérarchisée de telle sorte qu'elle répondent aux critères qui définissent les objets mathématiques qu'il décrit, pour que le paradoxe puisse être levé. Une perspective tout à fait compatible avec les conceptions actuelles de le mode de hiérarchisation des grandes structures cosmiques. On ajoutera que depuis 1998, l'analyse des données recueillies par le télescope spatial infrarouge ISO a donné une nouvelle jeunesse à la question évoquée ici. On s'est en effet rendu compte à cette occasion que le paradoxe d'Olbers devait être reformulé pour tenir compte aussi de la contribution (importante) de l'énergie que rayonnent dans l'infrarouge les poussières chauffées par les premières étoiles...
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.