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Magaud
(Dominique Antoine), peintre né à Marseille
la 4 août 1817. Il exerça d'abord dans sa ville natale la
profession de peseur du commerce, en même temps qu'il commençait
à étudier le dessin et la peinture. Puis il vint, très
jeune encore, à Paris, suivit l'atelier de Léon Cogniet et
débuta au Salon de 1841 avec une toile intitulée Environs
de Marseille. Adonné dès lors à la peinture d'histoire,
aux sujets allégoriques et religieux, l'artiste marseillais se fit
un nom honorable par mainte composition consciencieuse et savante, conforme
à la tradition un peu étroite de ses maîtres. Un Episode
du massacre des Innocents (1842); les Chrétiens dans les
prisons secourus par leurs frères (1844); le Christ déposé
au pied de la croix (1843); les Deux Soeurs de lait (1857) et
la Démence de Charles VI (1858),
lui valurent plusieurs récompenses aux expositions de Rouen ,
Amiens ,
Nîmes, Dijon
et Alençon .
Durant cette même période, il avait décoré diverses
églises, divers établissements de Marseille de peintures
intérieures, de plafonds qui furent très appréciés
de ses compatriotes. Un de ses ouvrages les plus intéressants figura
au Salon de 1859; il représentait Dante
conduit par Virgile.
Cette même
année (1839), Magaud devint directeur de l'Ecole des beaux-arts
de Marseille. Il n'en continua pas moins activement le cours de ses travaux,
et nous citerons encore de lui, parmi les toiles très nombreuses
qu'il envoya à Paris : les Echevins de Marseille pendant la peste
de 1720 (1860); l'Agriculture, la Musique (1864); le Grand
Condé sur le champ de bataille de Rocroy; Volta (1863); Saint
Bernard prêchant la croisade à Vézelay (1864);
des cartons de plafonds, de panneaux, de voussures
destinés à la Préfecture de Marseille, au cercle religieux
de cette ville, etc.; la Modestie (1874); Tobie ensevelissant
les morts (1875); Portrait de Pie
IX (1876); la Guerre (1878); Diogène
le cynique (1882); Fernanda (1887); la Vérité
(1888), etc. (Gaston Cougny). |
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