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Dumouriez
(Ch. Fr. Dupérier, appelé, par corruption du nom de
sa bisaïeule), naquit à Cambrai
en 1759, d'une famille parlementaire de Provence .
Il fit plusieurs campagnes dans la guerre de Sept-Ans, fut employé
parle duc de Choiseul dans la guerre de Corse
et dans une mission diplomatique en Pologne .
Nommé ensuite commandant de Cherbourg ,
il fut fait maréchal de camp en 1788, s'affilia en 1790 au club
des Jacobins, et devint ministre des affaires étrangères
en 1792. Il quitta ce ministère cette même année, et
eut un commandement, comme lieutenant général, à l'armée
du Nord.
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Dumouriez
(1739-1823).
(Peinture
de Rouillard,
musée
de Versailles).
Appelé au poste de général
en chef de l'armée de la Moselle, Dumouriez gagna les batailles
de Valmy
et de Jemmapes ,
et conquit .la Belgique
en 1792. Il se rendit à Paris
en 1795, et entra dans un projet qui avait pour but de sauver Louis
XVI. Il retourna à son armée, et perdit la bataille de
Nerwinde. Devenu suspect et mandé cette même année
1793 devant la Convention,
il ouvrit des négociations avec le prince de Cobourg ,
et livra aux Autrichiens les commissaires
qui vinrent lui notifier le décret de la Convention. Mais, abandonné
par son armée, il fut obligé de se réfugier dans le
camp autrichien. Après avoir erré en Europe ,
il se retira en Angleterre ,
où il obtint une pension du gouvernement. Il y mourut en 1823, laissant
plusieurs écrits, dont ses Mémoires
sont le plus important. |
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