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| Arrière-plans | ||
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| Le territoire
qui correspond à l'actuel Nigéria Les Portugais sont presque complètement évincés au XVIIe s. Français, Danois et Hollandais prennent le relais et établissent une série de forts le long de la côte. Puis viennent les Britanniques qui prennent progressivement le contrôle économique de la région. La Traite alimente désormais l'Amérique du Nord engagée dans une économie de plantations. Malgré l'interdiction de la traite est instaurée en 1815 par le Congrès de Vienne, ce commerce se poursuivra clandestinement jusqu'au milieu du XIXe siècle. Ses victimes auront été souvent les Yoruba et, et une population qui leur est apparentée par la langue, celle des Ibos (cour inférieur du Niger), ou des Idjo (delta du Niger), des Ibibio et Ehoi. A cette époque,
existent, au Nord de la Côte des esclaves, deux grands États,
le Bornou Dates-clésVIIe s. av. J.-C - IXe s. ap. J.-C - Culture de Nok. |
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| La
culture Nok
La culture Nok apparaît au VIIe siècle avant J.-C. Situé sur le plateau du Bauchi (Nigeria septentrional), ce centre d'art prospère jusqu'au IVe siècle de notre ère autour de l'actuel centre minier de Nok, où fut mis au jour un ensemble de figurines et de statues unique en Afrique. Nok, village situé au nord du confluent du Niger et de la Bénoué dans le Nigeria central, a donné son nom à une culture préhistorique de première importance dans le développement de la statuaire africaine. La culture de Nok fut identifiée en 1943 d'une vingtaine de sites répartis dans une vaste aire qui, d'est en ouest, s'étend sur plus de cinq cents kilomètres. C'est une statuaire en terre cuite qui a été mise au jour: Après Ifé, des formes caractéristiques nok se retrouvent dans les bronzes du Bénin et même dans l'art contemporain des Yoruba (par exemple, les masques gelede ). il est même possible que des échos du style de Nok se retrouvent dans les sculptures des Baga (Guinée), des Senoufo (Côte-d'Ivoire), des Bembe (Zaïre) et des Tchokwé (Angola et Zaïre). Il n'y aurait là rien de surprenant si la culture nok n'était séparée des sculptures yoruba par vingt-deux ou vingt-trois siècles, et de la période classique d'Ifé (XIIIe et XIVe siècles apr. J.-C.) par une bonne quinzaine de siècles. Cette culture a dû se développer pendant la seconde moitié du premier millénaire avant J.-C. et persister au moins jusqu'au second siècle de notre ère. Les Nok connaissaient les techniques de fabrication des outils de fer; ils étaient, selon d'autres indices, vraisemblablement agriculteurs. Tout comme les peuples parlant des langues bantoues qui, vers la même époque, quittèrent une région fort voisine de l'aire nok (le plateau du Bauchi) pour commencer leurs lentes migrations vers le sud et l'est. Les cités-Etats des Yoruba La civilisation Yoruba (Yorouba) est une civilisation urbaine composée de cités-Etats, partageant une langue et une religion (riche panthéon, sociétés secrètes, sacrifices humains) communes, et qui se signale par un commerce et un artisanat florissants. Selon leur tradition, les Yoruba ont pour ancêtre Oduduwa, d'ascendance divine, et qui aurait vécu au VIe siècle à Ifé. La très ancienne et prestigieuse cité d'Ifé reste ainsi la ville sainte où réside l'Oni (chef religieux). Même si la capitale politique des Yoruba sera Oyo. Elle est le siège de l'Alafin (chef politique), et de l'Ogboni (un sénat qui détient les vrais pouvoirs et est composé de notables et de représentants de différentes corporations organisées en guildes). Une politique de conquêtes qui débute
vers
1575 permettra aux Yoruba d'affirmer leur domination
sur les royaumes du Dahomey et, dans un contexte particulier, au XVIIIe
siècle, du Bénin.
Les Cités-Etats yoruba connaissent leur apogée au XVIIIe
siècle. Plus de cinquante ville de plus plus de
20 000 habitants sont dénombrées par un voyageur. Chaque
ville est gouvernée par un Oba et un sénat fonctionnant selon
les mêmes principes que celui d'Oyo. Des dissensions internes vont
cependant conduire à un affaiblissement au début du XIXe
siècle. La cité-Etat d'llorin (Nord), est prise
par les Peuls en 1821, qui s'empareront
également du Vieux-Oyo en 1837.
La
côte, enfin, sera occupée par les Britanniques vers 1851.
Ceux-ci imposent leur domination aux cités d'Abéokouta Le Bénin La culture du Bénin est d'une certaine façon la jumelle de celle des Yoruba, notamment par sa religion et son organisation politique. Son art lui-même semble dérivé de celui d'Ifé. L'art du bronze et celui de l'ivoire y ont fleuri d'une façon remarquable; certains bronzes du Bénin des XVe et XVIe siècles, que l'on peut voir aujourd'hui dans les musées des Pays-Bas, d'Allemagne et d'Angleterre et dans des collections privées, sont dignes de rivaliser avec les produits analogues de plusieurs civilisations renommées. Le Bénin a aussi été un État puissant et redouté. L'histoire de ce royaume remonte au XIIIe siècle, avec la fondation par les Edo ( = Bini ) de leurs premières cités-Etats dans le delta du Niger : Eko (l'actuelle Lagos), Calabar, etc. Mais l'importance du pays s'est surtout affirmée à partir de l'arrivée des Portugais, en 1472. Le contact avec les Européens placera le Bénin au centre de la traite esclavagiste, et son histoire sera durablement indissociable de ce commerce. Tout le littoral du Bénin, qui a fourni à l'Amérique des centaines de milliers et peut-être des millions d'esclaves (d'où le nom de côte des Esclaves, donné à sa partie occidentale) a été le dernier refuge des négriers; ils y engageaient leurs vaisseaux au milieu des lagunes et des rivières, échappant facilement à la surveillance et à la poursuite des navires de guerre anglais ou français, qui craignaient les brisants et le défaut de profondeur des eaux. Après l'abolition de la traite (1815, en principe), et jusqu'en 1885, les Portugais se livraient encore en ces parages à ce trafic lucratif. Après la suppression du commerce des esclaves, le littoral occidental du golfe de Bénin, riche en huile de palme, en café, arachides, etc., n'a pas perdu de son animation. Il restait quelques points où se fait un commerce notable : Odi, escale, Artigeri, clairière au milieu de la forêt qui borde la mer et où des milliers de personnes tenaient un grand marché tous les neuf jours, Mahin que les Allemands avaient un instant revendiqué, mais dont ils ont restituèrent rapidement le protectorat à l'Angleterre, Fish-Town, Obobi et Salt-Town à l'embouchure de la rivière Bénin. Le pays Haoussa Tout le Nord-Ouest
du Nigeria est habité par les Haoussa (Haoussaoua) ou Afno, qui
ont fondé vers le XIIe
siècle , dans l'espace compris
entre le pays Songhaï Les Etats haoussa.
Il semble que ces
divers États, qui prospéraient grâce à la razzia
d'esclaves qu'ils vendaient aux marchands arabes de Katséna
et de Kano Le sultan du Bornou Son successeur fit
alliance en 1513
avec le souverain du Songhaï L'empire de Sokoto.
Ousmân (plus
connu sous le nom haoussa d'Ousman-dan-Fodio, c'est-à-dire «-Ousmân
fils de Fodio ») envahit même le Bornou Les débuts
du règne de ce prince furent consacrés à une lutte
sans répit contre le Zanfara, le Gober, le royaume de Katséna
et le Kebbi qui refusaient l'obéissance au fils comme au frère
d'Ousmân et dont les habitants avaient abjuré l'islam presque
aussitôt après l'avoir accepté par contrainte. En fait,
tout le Haoussa s'était révolté contre la domination
toucouleure et les Touareg de l'Aïr et du Damergou pactisaient avec
les rebelles. Bientôt, le Kanémi leur apporta son aide et
leur fournit des contingents envoyés par le Ouadaï et le Baguirmi
( Mohammed Bello, qui fut un guerrier assez médiocre et qui aimait peu se battre en personne, était un homme de lettres distingué. Il composa en arabe une foule de poèmes et d'ouvrages en prose, les uns religieux, les autres historiques, protégea les savants, reçut avec égards l'explorateur Clapperton (1828) et se signala par un contrôle rigoureux des actes des magistrats, qui redoutaient ses enquêtes et sa censure. Son frère et successeur Atikou (1837-1843) se montra surtout grand ennemi de la danse et de la musique et proscrivit tous les divertissements. Le Gober et le royaume de Katséna se révoltèrent de nouveau sous son règne contre les excès des princes toucouleurs installés comme résidents dans les provinces vassales. Ali, fils de Mohammed
Bello, régna de 1843
à 1855,
au milieu des continuelles révoltes de ses prétendus sujets
qui, notamment dans le Gober et le Kebbi, refusaient avec persistance d'adhérer
à l'islam |
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