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Aétius
d'Antioche ,
hérésiarque du IVe siècle,
mort à Constantinople
en 366; il fut successivement ouvrier en cuivre, médecin, philosophe,
théologien, évêque consacré, mais sans diocèse.
Les orthodoxes, dont il était l'habile adversaire, se plaisaient
à l'appeler l'Athée, en transposant une des lettres de son
nom.
C'était un défenseur zélé
de l'arianisme
intransigeant qui niait non seulement la consubstantialité, mais
la ressemblance du Fils avec le Père. Les partisans de cette doctrine
sont appelés quelquefois Aétiens, quelquefois Eunomiens,
du nom d'Eunomius, ami et disciple d'Aétius; mais leur véritable
nom est Anoméens : ceux qui nient la ressemblance. Aétius
suivit constamment la fortune de son parti, tour à tour condamné,
proscrit et vainqueur avec lui.
Vers la fin de sa vie, il obtint auprès
de l'empereur Julien une faveur qui paraissait
suspecte aux yeux des chrétiens .
Il avait comosé plus de 300 traités théologiques,
dont un seul, sur a non-conception du Verbe, a été conservé.
(E.-H. V.). |
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Aétius, général
romain, patrice, né en Mésie
vers la fin du IVe siècle, mort
en 454 ap. J.-C. Livré aux Goths comme otage, il apprit le métier
des armes sous Alaric, en 424; il amena en Italie
60 000 barbares pour soutenir les prétentions de Jean contre les
descendants de Théodose; Jean vaincu
(423), l'impératrice Placidie et Valentinien
III pardonnèrent à Aétius sa révolte; celui-ci,
jaloux du crédit du comte Boniface,
voulut le supplanter et excita contre lui Placidie et l'empereur. Boniface
se révolta et appela les Vandales en Afrique (428). Mais on reconnut
bientôt que les accusations d'Aétius contre Boniface n'étaient
que calomnies; ce dernier recouvra ses dignités.
L'empereur n'osa toutefois sévir
contre Aétius qui tenait l'armée en sa main. D'ailleurs il
était alors occupé à défendre la Gaule contre
les Francs, sur qui il reprit le territoire voisin du Rhin. Il ne fut pas
moins heureux contre les Burgondes. Apprenant que son rival était
rentré en faveur, il marcha contre lui et le blessa à mort.
Puis, il retourna en Gaule, et, à la tête d'une armée
recrutée parmi les Burgondes, les Francs et les Wisigoths, secondé
par Théodoric, il résista à
l'invasion des Huns
et défit Attila près de Châlons-sur-Marne en 451. Sa
puissance effraya Valentinien, qui le fit venir à la cour et le
frappa de son épée. (M. Prou). |
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Aétius, médecin
grec, d'Amida en Mésopotamie, vivait vers le commencement du VIe
siècle de notre ère. Il fit ses études à la
fameuse école d'Alexandrie
et, comme nous l'apprend Photius, exerça
à Constantinople
et fut attaché à la maison impériale en qualité
de comes obsequii, titre équivalent à celui de colonel
des gardes. Aétius était chrétien.
On a de lui un ouvrage intitulé
De
la médecine en seize vres. Les huit premiers livres ont paru
en grec à Venise ,
chez les Aldes, en 1534; d'autres fragments, en particulier du neuvième
livre, ont été publiés à diverses époques,
le plus important par Mustochides et Schinas; Venise, 1646, in-8. L'oeuvre
complète a été traduite en latin par Cornarius (Bâle,
1542, in-fol.); cette traduction se trouve en outre dans la collection
d'Etienne, Medicae artis principes; il en a paru un grand nombre
d'autres éditions.
Aétius est un compilateur, comme
Oribase
et Paul d'Egine; il a beaucoup copié
Galien
et Oribase lui-même. Cela n'empêche pas son ouvrage d'avoir
une réelle valeur. D'après Boerhaave
il doit être pour le médecin ce que les Pandectes de
Justinien
sont pour le jurisconsulte. Le livre des fièvres est le plus complet
et l'un des meilleurs. Aétius traite l'anévrysme du pli du
coude par un procédé à peu près semblable à
celui que Hunter et d'Abernethy ont employé depuis.
Dans l'opération de la lithotomie,
il conseille de renfermer le bistouri dans un étui pour éviter
de blesser les parties génitales. En oculistique, diverses méthodes
opératoires recommandées par lui seront encore suivies par
les Modernes. Enfin, le premier il a exactement décrit la filaire
de Médine. Mais le plus grand mérite de l'ouvrage d'Aétius,
c'est de permettre de corriger, grâce à ses citations, des
passages importants de Galien et d'Oribase,
et même de reconstituer des textes perdus. (Dr L. Hn). |