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Acca Larentia
(Religion romaine). - Personnage légendaire
des origines de Rome. Les Anciens étaient loin de s'entendre sur
son histoire. D'après une tradition, c'était la femme du
berger Faustulus; elle aurait servi de nourrice
à Romulus, et à Rémus.
Aussi Ovide la désigne-t-il par ces mots,
tantae
nutrix Larentia gentis (Fastes ,
3, 55). Sa mauvaise conduite lui avait valu le nom de lupa, louve,
courtisane de là la tradition classique que les deux jumeaux furent
allaités par une louve. La tradition ajoutait qu'elle avait douze
fils avec lesquels elle célébrait des sacrifices pour la
fertilité de la campagne; l'un de ses fils étant mort, Romulus
prit sa place, et le collège des Arvales
fut fondé par les douze frères.
Une autre légende raconte qu'Acca
Larentia était la plus belle fille du pays latin, à l'époque
du roi Ancus, et qu'elle fut livrée à Hercule
par un gardien du temple du dieu, comme enjeu d'une partie de dés.
Hercule conseilla à Acca d'épouser le premier homme qu'elle
rencontrerait : ce fut un Etrusque, Tarrutius. Ce mariage l'enrichit; mais,
à sa mort, elle fit abandon de tous ses biens au peuple romain.
Rome reconnaissante institua en son honneur une fête annuelle, les
Larentalia.
D'après les explications mythologiques
les plus vraisemblables, Acca Larentia ne serait pas autre chose que la
mère
des Lares; son nom indique avec les Lares des
rapports étroits. Comme telle, c'est une, déesse personnifiant
la fécondité des germes enfouis dans la terre.
Ce caractère de déesse tellurique est attesté, entre
autres choses, par ce fait qu'elle était la mère des Arvales
et par différentes circonstances de la fête des Larentalia.
Acca Larentia est une de ces nombreuses divinités, comme Cérès,
comme la Terre (Tellus), qui représentaient
dans la religion romaine la fécondité des champs.
(G. L.-G.). |
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