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Fastes,
titre d'un poème latin d'Ovide, en vers
élégiaques. Il devait avoir et peut-être a-t-il eu
autant de livres que l'année a de mois; nous n'en avons que six
correspondant aux six premiers mois de l'année. C'est le calendrier
poétique de l'ancienne Rome ( Jours
fastes) : l'auteur remonte à l'établissement de toutes
les fêtes publiques et privées, en assigne l'origine réelle
ou mensongère, et en décrit toutes les pratiques; sous ce
rapport, son livre est un des plus précieux de l'Antiquité
pour l'éclaircissement et l'interprétation des monuments
de la poésie et surtout des arts. Au point de vue littéraire,
le sujet avait un vice essentiel, le défaut de liaison entre les
événements de la légende et les solennités
successives de la liturgie; Ovide n'a pas entrepris d'établir un
enchaînement artificiel entre des choses si peu dépendantes
les unes des autres, et se contente souvent de changer de sujet sans autre
transition que la succession temporaire.
Il existe aussi en français un poème
des Fastes en 16 chants, par Lemierre c'est un ouvrage sans intérêt,
où est décrite l'origine des cérémonies en
usage dans tout l'univers. (B.).
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En
bibliothèque - Danielle Porte,
Etiologie
religieuse dans les fastes d'Ovide, Les Belles lettres, 1985.
En
librairie - Ovide, Les Fastes,
Belles Lettres (Série latine), 1992, deux volumes. |
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