 |
Parthenay
est une commune de France ,
dans le département des Deux-Sèvres sur le Thouet; population
: 10.500 habitants.
Histoire.
L'origine de Parthenay remonte aux premiers
temps de la féodalité; le château,
construit sur le promontoire qui domine d'un côté la rive
droite du Thouet et de l'autre un profond ravin qui forme aujourd'hui la
rue Saint-Jacques, devint le chef-lieu d'un fief important dont les seigneurs,
qui se prétendaient issus de la famille de Lusignan,
portèrent dès la fin du XIe
siècle le surnom singulier de Larchevêque, qui devint, plus
tard, leur nom patronymique. Sous la domination anglaise, la puissance
de cette famille s'accrut encore, et Jean sans
Terre, notamment, lui fournit de larges subsides pour augmenter les
défenses de ses nombreux châteaux du Poitou ;
celui de Parthenay, notamment, fut reconstruit de 1202 à 1226.
A la mort de son dernier seigneur, Jean
II (en 1427), la seigneurie échut à son parent, le connétable
Arthur de Richemont, plus tard duc de Bretagne ,
puis à la mort de celui-ci (1458) elle fut donnée à
Dunois.
Son fils François d'Orléans se la vit confisquer en 1487
pour participation à la révolte du duc d'Orléans.
La forteresse, assiégée vainement par le comte d'Anjou
en 1125 et par les Armagnacs en 1419, avait
été prise par Charles VIII
en 1486. Durant les guerres de religion, elle lut à diverses fois
prise et reprise par les protestants
et les catholiques. La famille de Parthenay
ne s'était pas éteinte avec le dernier seigneur : la branche
aînée se fondit dans la maison de Melun-Tancarville et la
seconde dans celle de Rohan-Soubise.
Monuments.
Le château
et les fortifications de Parthenay s'étaient conservés presque
intacts jusqu'en 1831, époque où l'on en commença
la démolition, qui ne fut heureusement pas complète. Ce qui
subsiste constitue encore un spécimen curieux de l'architecture
militaire du commencement du XIIIe siècle
avec des additions des XIVe et XVe
siècles. La ville était entourée d'une première
enceinte, dont faisait partie la Porte Saint-Jacques
(mon. hist.), donnant accès à la rue de ce nom, encore bordée
de ses vieilles maisons et fort pittoresque; une deuxième enceinte,
la citadelle, séparait la ville du château, auquel on accédait
par la Porte de l'Horloge à demi-ruinée. L'église
de Notre-Dame de la Coudre (mon. hist.), édifice roman du XIe
siècle,
dont il n'y a plus que des ruines, une partie de la façade,
partie de deux absides et de beaux débris
de sculpture, était la chapelle
seigneuriale. L'église Sainte-Croix, ancienne collégiale,
est aussi une église romane dominée par un clocher du XVe
siècle. Elle a des bas-côtés
veillés en demi-berceau comme les églises auvergnates, tandis
que le choeur et le transept
rappellent le style angevin. L'extérieur a été restauré
en 1885. L'église Saint-Laurent (mon. hist.) a malheureusement perdu
dans une restauration les parties anciennes qui lui donnaient le plus de
valeur archéologique; elle possède deux tours romanes, l'une
sur la façade, l'autre sur le carré du transept, qui a été
surmontée d'une belle flèche en style du XIIe
siècle. L'église Saint-Paul, l'église des Cordeliers,
édifices romans, l'église Saint-Jacques, du XVe
siècle, ont été désaffectées.
A 2 km de la ville de Parthenay est le
village de Parthenay-le-Vieux, qui possède une très curieuse
église romane, (mon. hist.),
ancienne église d'un prieuré dépendant de Cluny .
La façade très riche est de style poitevin, les dispositions
intérieures sont celles des églises auvergnates. A côté
de l'église subsistent quelques débris de l'ancien cloître.
Parthenay a conservé beaucoup d'anciennes maisons, dont une au moins
paraît dater du XIIe siècle.
(GE). |
|