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Les
arts
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| Impressionnisme.
- L'impressionnisme est une école de peinture -
Trouville, par Eugène Boudin (1864). Parmi d'autres mérites
divers, on doit reconnaître aux impressionnistes celui d'avoir provoqué
une réaction contre le convenu et d'avoir forcé tous les
peintres à regarder la nature et à se rapprocher de la vie.
Dès 1874, les impressionnistes s'enrégimentent, et, de 1874
à 1889, ils font une série de huit expositions. Leurs maîtres
après Manet sont Caillebotte, Signac,
puis
Claude Monet, Pissarro
et Renoir. Refusés d'abord aux Salons annuels,
les impressionnistes, après avoir fait des expositions particulières,
ont exposé aux Artistes indépendants et ont beaucoup usé
de l'exposition personnelle. La plus importante fut celle de Manet faite
après sa mort à l'Ecole des beaux-arts
Rue de Paris sous la pluie, par Gustave Caillebotte (1877). Claude Monet fit, en 1889, une exposition particulière à la salle Georges Petit qui eut un certain retentissement, et plus tard Renoir et Pissarro chez Durand-Ruel de qui les galeries se sont ouvertes souvent aux tentatives impressionnistes. Emile Zola écrivant en 1884 la préface du catalogue de Manet y disait : « Une seule règle a guidé Manet, la loi des valeurs, la façon dont un être ou un objet se comporte dans la lumière : l'évolution est partie de là, c'est la lumière qui dessine autant qu'elle colore, c'est la lumière qui met chaque chose à sa place, qui est la vie même de la scène peinte. »Les impressionnistes qui attirent par leur sincérité à chercher la lumière sont à l'ordinaire excessifs dans leur art comme tous les artistes d'école nouvelle et ils croient devoir de toutes leurs études faire des tableaux. On peut s'en rendre compte par deux détails : Claude Monet composa une exposition entière de Peupliers, vus à toutes les heures du jour et par tous les temps de la nature, et au Salon du Champ-de-Mars de 1894, Sisley a exposé cinq ou six vues de cathédrale étudiées par cinq ou six temps différents. Quelques impressionnistes ou néo-impressionnistes, ayant Signac pour chef, ont fondé une sous-école : le pointillisme. A partir de années 1890, l'impressionnisme a fait des progrès officiels et l'Etat a accepté pour l'exposer au musée du Luxembourg une collection des maîtres impressionnistes que lui avait léguée le peintre Caillebotte. -
Le Parlement de Londres au soleil couchant, par Monet (1903). Il faut dire en terminant que l'impressionnisme a eu, sinon un contre-coup, du moins sa correspondante en sculpture avec l'école réaliste : quand Claude Monet fit son exposition chez Georges Petit, Rodin lui adjoignit la sienne ou, à côté d'études diverses, il plaça ses Bourgeois de Calais. (A19). |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.