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La Bolivie
est un Etat de l'Amérique
du Sud, dans la partie centrale de la Cordillère
des Andes, et enclavé entre le Pérou,
le Brésil, le Paraguay,
l'Argentine et le Chili.
D'une superficie de 1,098,580
km² et peuplé de 9,8 millions d'habitants (2009), c'est une
république,
qui se définit dans sa nouvelle constitution (révision de
janvier 2009) comme un Etat social unitaire. et qui est divisée
en 9 départements (departamentos; singulier : departamento)
: Beni, Chuquisaca, Cochabamba, La Paz, Oruro, Pando, Potosi, Santa Cruz,
Tarija. La capitale administrative est La Paz; la capitale constitutionnelle
est Sucre. Les autres grandes villes sont Cochabamba, Santa Cruz et Oruro.
Relief du sol.
Le territoire bolivien comprend deux parties
principales, la région de la Cordillère ou région
montagneuse qui est située à une grande altitude, et la plaine
orientale qui s'étend du pied de la Cordillère jusqu'au Guaporé
et au Paraguay.
La Cordillère des Andes
est un énorme massif de montagnes et
de plateaux qui s'étend du Nord au
Sud de l'Amérique en longeant l'océan
Pacifique. Elle se divise en autant de parties qu'elle traverse d'Etats.
Les Andes de Bolivie en sont la partie centrale, celle où le massif
s'élargit le plus et forme le milieu de ce long môle qui affecte
la forme d'un fuseau : entre Tacna et Santa Cruz elles mesurent environ
800 km de largeur. C'est aussi, dans l'ensemble, la plus haute; car les
lacs
Titicaca et Pampa Aullagas, qui occupent le fond de la cuvette du plateau,
sont à l'altitude de 3820 et de 3700 m. Elles se composent du plateau
même, qui est au centre, et des deux chaînes qui en constituent
les talus latéraux, la Cordillère occidentale et la Cordillère
orientale.
La
Cordillère orientale.
La Cordillère occidentale de la
Bolivie, qui n'est que la continuation de celle du Pérou,
peut être considérée comme commençant au chemin
de fer d'Arequipa qui traverse la crête à Crucero par 4470m
d'altitude. Au Sud du défilé de Crucero sont les volcans
voisins d'Arequipa, le Chacani, le Misti (6100 m), redoutable par ses éruptions,
le Pichu pichu, puis le Tupupaca, le pic Tacora (6017 m) et, à ses
pieds, la passe de Tacora (4170 m), avec le village du même nom qui
est considéré comme le plus élevé du globe;
cette passe est le chemin le plus fréquenté de la Bolivie
à la côte de l'océan Pacifique.
A 900 km au Sud sont le Sajama (6542 m), point culminant de la Bolivie,
le Parinacota (6376 m), le Gualatieri (6000 m). La chaîne, dont l'orientation
était jusque-là vers le Sud-Est, se dirige droit au Sud en
formant tantôt un large plateau, tantôt une double crête
non moins aride; mais cette partie, dans laquelle se trouvent de hauts
volcans, l'Isluga (5200 m), le Mino, le Laboza (5960 m), le Llullaillaco
(5170 m), est aujourd'hui la possession du Chili.
La
Cordillère orientale.
La Cordillère orientale commence
au massif d'Apolobamba (5310 m au pic Cootolo) qui est un des noeuds les
plus importants des Andes et dont les rameaux s'étendent
au loin entre le Beni et le Tambopata, dominant la grande savane
dite Llanos de Apolobaniba. A ce massif se soude la longue et haute crête
de la Cordillera real, ou Cordillère royale, ou encore chaîne
de Sorata qui borde à l'Est le lac Titicaca et la vallée
de La Paz; là sont les la plupart des plus hauts sommets de la Bolivie
: l'Illampu ou Nevado de Sorata (du nom de la localité qu'il domine)
qui a passé longtemps pour la plus haute montagne
des deux Amériques et qui n'a "que" 6362
m, le Huayna Potosi (6184 m), l'Illimani (6410 m), le pic de Paris (6131
m), gravi en 1876 par Wiener.
C'est du lac Titicaca qu'on embrasse le
panorama lointain de cette chaîne dentelée, blanche de neige,
surmontée de l'Illampu qui se dresse comme un clocher; mais le spectateur,
étant déjà à l'altitude de 3820 m, est loin
de recevoir l'impression que lui feraient les mêmes montagnes,
vues de la mer.
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Carte
de la Bolivie. Source : The
World Factbook.
Une coupure abrupte, par laquelle s'échappe
le rio de La Paz au pied de l'Illimani, sépare cette chaîne
de la Cordillère de Quimsacruz et de la Cordillère de Cochabamba,
qui se font suite et prolongent leurs ramifications jusqu'à Santa
Cruz; dans cette dernière Cordillère sont le cerro Tunari
et le défilé de Columi (4920 m). D'autre part, la crête
qui forme la ligne de partage des eaux continue vers le Sud en bordant
le lac Pampa Aullagas et en divisant le plateau en deux versants; les principaux
sommets de cette crête sont le Pabellon, le cerro Asanaque (5133
m), la Cordillère de los Frailes au Sud du lac, avec le Tacacolque
(5300 m) et le cerro Cuzco (5454 m.). A l'Est de cette chaîne est
le massif du Potosi (4688 m au cerro de Potosi et 4650 au cerro de Porco)
qui forme un des noeuds principaux des Andes.
L'Altiplano
bolivien.
Le Grand plateau de Bolivie (Altiplano),
situé entre les deux Cordillères, ne mesure pas moins de
700,000 km². Il se divise en plusieurs bassins
: Au Nord le bassin des lacs Titicaca et Pampa Aullagas s'étend
du noeud de Vilcanota, par 14° de latitude Sud environ, jusqu'à
l'extrémité méridionale de la Cordillère de
Los Frailes, par 21°. Sur les bords de cette cuvette oblongue, le terrain
se relève à plus de 4000 m et quelques sommets isolés
dépassent 5000 m; dans le fond, comme nous l'avons dit, le niveau
des lacs est à 3820 et de 3700 m. Le sol,
couvert de dépôts pléistocènes,
paraît avoir été le lit d'un lac d'une étendue
d'environ 250,000 km². On y trouve également
de grandes zones de dépôt de Sel, comme le Salar de Uyuni,
qui offre également d'importantes réserves de lithium à
l'exploitation prometteuse. Au Sud, l'altitude du plateau est en général
supérieure à 4000 m et plusieurs sommets qui le surmontent
dépassent 5900, surtout dans les Alturas de Lopez (5988 m au pic
Lopez, 5907 au Todos Santos). C'est une région d'une aridité
désolante; on désigne à juste titre une partie de
la Puna de Jujuy sous le nom de Despoblado plato, le plateau désert.
La
plaine orientale.
La plaine orientale
s'étend entre les Andes de Bolivie et le
plateau de Mato Grosso. Le sol est presque nu et sillonné de quelques
cours
d'eau qui coulent, pour la plupart, un peu au-dessous du niveau de
la plaine, entre des rives coupées en falaises. L'altitude générale
paraît très médiocre, surtout quand on songe que les
rivières sont à 1500 km, et plus de leur embouchure; même
à la ligne de partage des eaux des bassins de l'Amazone
et de la Plata, cette altitude est à peine de 300 m (297 m à
San José). Le terrain est couvert, sur beaucoup de points, de marais
dans la saison pluvieuse, et est aride dans la saison sèche.
Le régime
des eaux.
Le centre du bassin intérieur est
occupé par le lac Titicaca (6900 km²), dont la partie occidentale
appartient au Pérou, et presque coupé
en deux (lac Titicaca ou Chuquito au Nord et lac Unimarca au Sud) par la
presqu'île Copacabana qui ne laisse qu'un chenal étroit entre
deux murailles de roc. Il reçoit de tous les cotés un grand
nombre de torrents qui descendent des montagnes.
De son extrémité méridionale sort le rio Desaguadero
(270 km), « canal d'écoulement », qui n'a guère
qu'une quarantaine de mètres de largeur et qui emporte d'un cours
lent, vers le Sud-Est, le trop-plein du lac dans le lac Pampa Aullagas
(2800 km²). Un autre desaguadero y apporte aussi, mais d'une
manière intermittente, les eaux du marais saumâtre dit Cienaga
de Coiposa.
Les eaux qui descendent de la Cordillère
orientale divergent pour s'écouler, les unes dans le bassin de l'Amazone,
les autres dans celui de la Plata. Le rio Mamoré, nommé aussi
rio Grande ou Guapahy, descend, sous le nom de rio Misqui, des hauteurs
qui avoisinent Cochabamba; il n'est plus qu'à une altitude de 450
m à Cabezas quand il entre dans la plaine au milieu de vastes et
plantureux pâturages; c'est au confluent du Chaparé, descendu
aussi de la Cordillère, qu'il prend le nom de Mamoré. Son
principal affluent, le rio Beni (ou Veni), a
sa source près de La Paz; celui-ci reçoit le rio de La Paz
ou Choqueyapu, qui prend naissance, ainsi que le rio Caca, sur le plateau
même, près du lac Titicaca, et traverse par un défilé
la crête de la Cordillère pour en descendre ensuite la pente.
Dans les vallées boliviennes coulent aussi l'Amarou-maynu (réunion
du Teno et du Pigni-pigni), et l'Inambary qui se réunissent pour
former le rio Madre de Dios, affluent du Veni; on a longtemps ignoré
le véritable cours de cette rivière, qui reçoit le
Madidi.
Un des affluents du Paraguay,
le Pilcomayo prend sa source sur le plateau
bolivien, au Nord-Ouest de Potosi, reçoit au débouché
des montagnes de nombreux affluents dont le
principal est le Pilaya; c'est d'abord un torrent rapide, encaissé;
puis, dans la plaine du Gran Chaco , un cours d'eau
sinueux lent, bordé de saules et souvent de marécages, qui
se dirige vers le sud-est. Le rio Bermejo, autre affluent du Paraguay,
se forme aussi sur le talus du plateau bolivien par la réunion de
plusieurs torrents et coule dans la plaine, parallèlement au Pilcomayo.
Le climat de la
Bolivie.
Le climat de la Bolivie varie suivant
l'altitude. Quoique la contrée soit située, par sa latitude,
dans la zone tropicale, les sommets de la Cordillère qui ont plus
de 4500 m portent des neiges perpétuelles.
Sur le plateau, dans la région qu'on désigne sous le nom
de Puna, les vents d'Est et de Sud-Est, continuation
de l'alizé qui souffle dans la plaine de
l'Amazone, se font sentir avec force. Ils alternent
avec les vents froids de l'Ouest et du Sud-Ouest.
De mai à octobre, le ciel est toujours pur, les nuits sont froides
et il n'est pas rare que le thermomètre descende à 0 °C.
La rareté de la pluie et la violence du
vent interdisent presque les cultures arborescentes dans la Puna. La Sierra
ou les Yungas, c. -à-d. les versants et les vallées de la
Cordillère orientale situés entre 3400 et 2400 m, jouissent,
en moyenne, d'une température de +15 °C la jour et de +5°
la nuit pendant l'hiver ou saison des pluies, laquelle
commence en octobre, et de +17° le jour et - 4 °C la nuit pendant
l'été ou saison sèche, laquelle commence en mai. La
pluie tombe en grande abondance et par orages dans cette région.
Dans la plaine orientale le climat est continental; la sécheresse
est très grande en hiver et l'été est très
chaud, surtout dans le Gran Chaco. (GE). |
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