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Dorieus de Rhodes,
fils de Diagoras, fut, dans la dernière partie du Ve
siècle avant notre ère, un des plus fameux lutteurs dans
les jeux de la Grèce .
ll s'est distingue, comme son père et comme ses deux frères
aînés, Démagète et Acusilaus, dans les concours
du pugilat.
Thucydide voulant
désigner la quatre-vingt-huitième olympiade par son trait
le plus saillant a dit : l'Olympiade où Dorieus de Rhodes fût
vainqueur pour la seconde fois. Il remporta, trois fois successives,
les palmes à Olympie
( Les Jeux
Olympiques), dans le concours du pancrace; il fut huit fois vainqueur
aux jeux isthmiques et néméens;
il eut plusieurs fois le prix de la lutte aux jeux
pythiques. Les Grecs lui élevèrent une statue
à Olympie, comme ils en avaient élevé une à
son père et à ses frères, comme ils en élevaient
aux grands citoyens; il y était représenté dans
la position d'un pancratiaste qui s'élance.
Pendant la guerre du Péloponnèse ,
il avait pris parti contre les Athéniens
qui le firent captif dans un combat naval. Malgré la haine que les
citoyens de l'Attique
avaient pour lui, ils lui laissaient généreusement la vie,
en considération de ses victoires passées. Devenu partisan
d'Athènes, il persuada quelque temps après aux Rhodiens
de se séparer des Spartiates. Puis,
vers la fin de la guerre, se promenant dans les campagnes du Péloponnèse,
il fut reconnu, capturé et mis à mort par les Lacédémoniens.
Androtion avait écrit la vie de
ce glorieux lutteur. Pausanias (V, 6; VI, 7),
Aristote
(fragm. 264) et Thucydide (III, 8) nous
en ont conservé le souvenir. (X. Dubourdieu). |
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