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| Arrière-plans | ||
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jusqu'en 1900 |
| Sébastien
Cabot, le premier, remonta le rio Parana et le rio Paraguay (1527);
puis cette contrée fut conquise par Ayolas, qui fonda la ville d'Assomption.
Les compétitions entre conquistadores et les expéditions
contre les tribus indigènes ensanglantèrent la colonie pendant
tout le XVIe
siècle. En 1608,
Philippe III chargea les jésuites
d'établir pacifiquement son autorité, et ils fondèrent
des centres d'évangélisation et de colonisation, les réductions.
Les Indiens y vivaient
en paix, de l'agriculture, courbés sous une réglementation
inflexible. Le Paraguay formait alors un gouvernement, que l'ordre des
jésuites dirigeait, non sans de violents
conflits avec l'autorité civile, et, qui dépendait de la
vice-royauté du Pérou Francia se fit décerner
la dictature pour trois ans (1814),
puis à vie (1817);
il l'exerça dans toute sa rigueur, isola systématiquement
le Paraguay, mais y maintint la paix et une relative prospérité
économique. A sa mort (1840),
son neveu, Carlos Lopez, réussit à prendre le pouvoir. Il
administra despotiquement, mais sagement, répandit l'instruction
et résista par les armes au tyran argentin Rosas (1845-1852).
Son fils, Francisco Solano Lopez, lui succéda (10 septembre 1862);
à la suite de difficultés avec le Brésil Le Paraguay, vaincu, sauvegarda son indépendance au prix de quelques concessions territoriales. Il eut depuis lors pour présidents : Rivarola (1870), Jovellanos (1871), Gill (1874), assassiné en 1877; Uriarte (1877), Bareiro (1878), dont l'administration fut réparatrice; Caballero (1880), Escobar (1886), Gonzalez (1890), Morinigo (1894), Aceval (1898). Le 9 janvier 1902, un pronunciamiento éclata à Assomption, parce que le président Aceval, dont le mandat arrivait à expiration, ne voulait pas appuyer, dans la campagne présidentielle, le candidat de l'armée. Le président fut emprisonné, forcé de donner sa démission, que le Congrès, envahi, dut accepter. Le pouvoir exécutif fut remis au vice-président, Andres Hector Carvallo. |
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