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Burnet (Thomas),
écrivain et théologien né en 1635 à Croft (York),
mort le 27 septembre 1715. La vie de Burnet, entièrement consacrée
à l'étude, ne présente d'autre intérêt
que celui qui s'attache à la production de ses oeuvres. Notons simplement
qu'il fut directeur du collège de Charter-House à Londres
(1685) et plus tard secrétaire du cabinet du roi Guillaume III.
Un de ses ouvrages, Telluris theoria
sacra (Londres, 1680), est un essai d'une explication géologique
de la condition du globe terrestre. L'auteur en fit publier une traduction
(1684-1689) dont le mérite littéraire est très réel.
Cet ouvrage, sans valeur scientifique, a survécu, grâce au
souffle poétique dont il est animé et aux puissantes descriptions
des cataclysmes de la nature qu'il renferme.
D'après
la théorie de Burnet, la Terre
était à l'origine un mélange informe de liquides et
de solides, un chaos composé de matières de toutes espèces
et de toutes sortes de formes; peu à peu ces matières se
groupèrent pour former un noyau solide, compact; les eaux se rassemblèrent
autour de ce noyau et l'enveloppèrent de toute part; les liquides
plus légers que l'eau entourèrent cette première enveloppe,
et furent à leur tour enveloppés da l'air qui entourait toute
la circonférence du globe. C'est ainsi que, entre l'orbe de l'air
et celui de l'eau, il se forma un orbe d'huile ou de matières grasses
plus légères que l'eau.
L'air
était encore fort impur et chargé d'une très grande
quantité de particules terrestres; ce particules, se déposant
peu à peu sur la couche grasse et huileuse, formèrent par
leur mélange la première terre habitable et le premier séjour
de l'homme. Ce terrain, gras et léger, devait éminemment
favoriser le développement des premiers germes de vie. A cette période
primordiale, que l'auteur suppose avoir duré seize siècles,
la surface du globe terrestre était parfaitement unie, sans montagnes,
sans mers, sans anfractuosités.
Mais
la chaleur du Soleil
désséchant peu à peu cette croûte limoneuse,
ne la fit d'abord que fendiller; bientôt ces fendilles s'élargirent,
les crevasses se multiplièrent et pénétrèrent
jusqu'à l'orbe du liquide plus pesant. En un instant la terre s'écroula,
tomba par morceaux dans l'abîme d'eau qui était au-dessous,
et voilà comment se fit le délude universel. Ces masses de
terre, tombant dans l'abîme, formèrent les inégalités
de toutes espèces, les îles, les continents qu'on observe
à la surface actuelle du globe.
Cette théorie fut réfutée
par Keill, dans un opuscule intitulé : Examination
of the theory of Earth (Lond., 1734, 2e
édit.). Quelques années plus tard, Burnet fit paraître
Archaeologiae
philosophicae sive doctrina antiqua de rerum originibus (Londres, 1692).
Ce traité donne du récit de la Genèse
sur la chute de l'humain une interprétation allégorique.
Il en parut une traduction anglaise la même année. Les autres
ouvrages de Burnet ne furent publiés qu'après sa mort. Ce
sont : De Fide et officiis christianorum (1723); De Statu mortuorum
et resurgentium (1723); De futurae Judaeorum restauration. (Hoefer
/ G. Q.). |
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Burnet
(Gilbert). - Historien, né à Édimbourg
en 1643, mort en 1715, fut d'abord curé de Salton en Écosse ,
puis enseigna la théologie
à Glasgow. Il se livra à des attaques tellement violentes
contre le Catholicisme
qu'il encourut la disgrâce de Charles
II et de Jacques II, et se vit obligé de quitter l'Angleterre .
Après avoir voyagé dans plusieurs contrées de l'Europe ,
il se fixa en Hollande s'attacha au prince d'Orange (depuis Guillaume III,
et travailla de tout son pouvoir à le faire monter sur le trône
d'Angleterre. Ce prince, à son avènement, l'éleva
à l'évêché de Salisbury .
On doit à G. Burnet une Histoire de la Réformation en
Angleterre, 1679-1715, traduit par Rosemond, 1683 et années
suivantes; une Histoire de mon temps (depuis Charles Il), publiée
après sa mort par son fils, 1724, traduite par Lapillonnière,
1725. |
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