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Ancelot (Marguerite Louise Virginie Chardon, madame), auteure, née à Dijon en 1792, morte en 1875, vint à Paris en 1804 et épousa en 1818 Ancelot (ci-dessous), qu'elle aida dans la composition de quelques-unes de ses oeuvres dramatiques, et qu'elle perdit en 1854.

Elle écrivit seule quelques comédies qui furent applaudies au Théâtre-Français, parmi lesquelles on distingue le Mariage raisonnable, 1835; Marie ou Trois époques, 1836; puis, de 1838 à 1843, elle donna au Gymnase, au Vaudeville et aux Variétés plusieurs pièces agréables, qui eurent du succès, mais ne sont pas restées à la scène. 

Virginie Ancelot a publié son Théâtre complet (4 vol. in-8, 1848). Dans ses dernières années, elle écrivit des romans dont les mieux accueillis furent Renée de Varville et la Nièce du banquier (1853).

Ancelot (J. Arsène François), littérateur, né au Havre en 1794, mort en 1854, était fils d'un greffier et occupa d'abord un modeste emploi dans la marine. Il fit représenter en 1819 la tragédie de Louis IX, qui obtint un brillant succès et lui valut une pension de Louis XVIII, avec le titre de bibliothécaire à Meudon. Moins heureux dans une 2e tragédie, le Maire du palais (1823), il prit sa revanche dans Fiesque, où il imitait Schiller avec bonheur (1824). Vers la même époque, il publiait Marie de Brabant (1825), poème ou le drame se mêle au récit, et des romans, dont le meilleur est l'Homme du monde (1827). 

Privé de sa place et de sa pension par la révolution de juillet, et découragé par la chute d'une nouvelle tragédie, le Roi fainéant (1830), Ancelot consacra son talent à des compositions d'un genre moins élevé, mais plus lucratives. De 1830 à 1840, il donna, soit seul, soit avec divers collaborateurs, un grand nombre de vaudevilles et de comédies historiques, dont plusieurs obtinrent la vogue : le Régent, la Jeunesse de Richelieu, Mme Du Châtelet, Mme Du Barry, etc.; il acquit ainsi une assez belle fortune. Ancelot n'avait pas néanmoins renoncé entièrement à la tragédie, et il fit jouer en 1838 Maria Padilla, dont l'intérêt est faible, mais dont les beaux vers rappellent l'auteur de Louis IX

Ancelot fut admis à l'Académie française en 1841. Outre les ouvrages déjà cités, on a d'Ancelot des épîtres familières, des poésies morales et de piquantes satires. Dès 1837, ses Oeuvres avaient été rassemblées, avec une notice par X. B. Saintine. Dans la tragédie, Ancelot resta fidèle aux traditions classiques; ses pièces sont écrites d'un style élégant, harmonieux; et menées avec art, mais elles manquent parfois de mouvement.

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