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Gambetta

Léon Michel Gambetta  (1838-1882) est un avocat et homme d'Etat français qui a joué dans les affaires de la France un rôle prépondérant à partir du 4 septembre 1870, jour où le second Empire tut renversé et ou la troisième République fut proclamée. Ses études de droit achevées, il se fit inscrire au barreau de Paris, devint secrétaire d'Adolphe Crémieux et se dévoila dune façon éclatante, en 1868, par son plaidoyer dans l'affaire de la souscription ouverte pour élever un monument ait représentant du peuple Baudin. Envoyé au Corps législatif en 1869, il s'y montra irréconciliable. 

Après la catastrophe de Sedan et la proclamation de la République, Gambetta fit partie du gouvernement de la Défense nationale, dans lequel il occupa le poste de ministre de l'intérieur. Paris étant investi, il fut adjoint à la délégation siégeant a Tours, où il se rendit après être sorti de la capitale en ballon. A la fois ministre de l'intérieur et ministre de la guerre, il déploya une activité prodigieuse, galvanisa par son énergie la province atterrée par les revers de l'Armée française et organisa une résistance qui fut cependant impuissante à chasser les troupes d'invasion. 

Gambetta se retira après la conclusion de l'armistice et la convocation de l'Assemblée nationale, à laquelle il fut envoyé par dix départements. Il s'opposa aux préliminaires de la paix et donna sa démission quand ceux-ci eurent été votés. Réélu en juillet 1871, il contribua à l'adoption de la Constitution et, après l'échec du 24 mai et du 16 mai, après la réélection des 363, la démission du maréchal de Mac-Mahon et l'élection de Jules Grévy à la présidence de la République, il fut nommé président de la Chambre et continua d'exercer sur le parti républicain tout entier une grande influence. 

Au mois de novembre 1881, Gambetta accepta enfin la charge de constituer un ministère dans lequel il prit le portefeuille des affaires étrangères avec la présidence du Conseil. Renversé le 26 janvier 1882, il reprit la direction du journal la République française et mourut, à Ville-d'Avray, a la fin de la même année, a la suite d'une courte maladie. Paris lui fit de splendides funérailles auxquelles assistèrent près de deux millions de personnes.


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