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Les Germains
Angles
Alamans
Bataves
Burgondes
Chauques
Chérusques
Cimbres
Francs
Frisons
Gépides
Goths (Ostrogoths et Wisigoths)
Hérules
Jutes
Lombards
Marcomans
Quades
Saxons
Sicambres
Suèves
Teutons
Ubiens
Vandales
Les peuples germaniques sont originaires de la Scandinavie et du nord de l'Allemagne actuelle. Leur √©mergence comme groupe distinct remonte √† la fin de l'√Ęge du Bronze et au d√©but de l'√Ęge du Fer. 

Consid√©r√©s du point de vue linguistique (Les langues germaniques), les Germains  forment trois groupes : les Scandinaves, les Goths (qui leur √©taient probablement apparent√©s) et les Allemands ou Germains continentaux. Les Scandinaves occupent la Norv√®ge et la Su√®de, les √ģles danoises et la p√©ninsule du Jutland. Les Goths, disparus maintenant, √©taient subdivis√©s en Ostrogoths et en Wisigoths, ou Goths de l'Est Goths de l'Ouest. Les Allemands sont subdivis√©s en deux groupes celui du Nord (bas Allemands), celui du Sud (hauts Allemands).

Les Germains de l'√Ęge du Fer.
Culture de Jastorf.
La culture de Jastorf  (600 av. JC. - Ier si√®cle ap. J.C) est l'une des principales cultures germaniques de l'√Ęge du Fer, centr√©e sur le nord de l'Allemagne et le Danemark actuel. Elle est caract√©ris√©e par des s√©pultures en urnes et une √©conomie bas√©e sur l'agriculture et l'√©levage.

Culture de Harpstedt-Nienburg.
La culture de Harpstedt-Nienburg est une autre culture notable de l'√Ęge du Fer germanique, situ√©e principalement en Basse-Saxe et dans les r√©gions avoisinantes.   Elle montre des influences de la culture celte de Hallstatt et des √©l√©ments locaux distinctifs.

Organisation sociale et politique.
Les tribus germaniques de l'√Ęge du Fer √©taient organis√©es en petites chefferies et tribus ind√©pendantes. Leur soci√©t√© √©tait structur√©e autour de clans et de familles √©largies, avec un chef (roi ou prince) √† la t√™te de chaque tribu.

Les chefs étaient élus parmi les nobles et devaient prouver leur valeur au combat. Les alliances entre tribus étaient courantes, formées pour la guerre ou la défense contre des ennemis communs.

La société était divisée en classes, avec des guerriers, des hommes libres, et des esclaves. Les guerriers occupaient une place centrale dans la société. Ils étaient liés à leur chef par des serments de fidélité.

√Čconomie et subsistance.
L'√©conomie des peuples germaniques pendant l'√Ęge du Fer √©tait principalement bas√©e sur l'agriculture, l'√©levage, la chasse, et la cueillette. Les Germains cultivaient des c√©r√©ales comme l'orge et le bl√©, ainsi que des l√©gumes. L'√©levage de bovins, de porcs, de moutons et de chevaux √©tait √©galement crucial.

Le travail du fer √©tait bien d√©velopp√©, avec la production d'armes, d'outils, et de bijoux en fer. L'artisanat en m√©tal jouait un r√īle important dans l'√©conomie et le prestige social.

Religion et croyances.
Les peuples germaniques avaient une religion polythéiste, avec une multitude de dieux et de déesses associés à la nature, à la guerre, et à la fertilité (La religion germanique). Principaux Dieux :

‚ÄĘ Odin (Wotan). - Le dieu principal, associ√© √† la guerre, √† la sagesse, et √† la po√©sie.

‚ÄĘ Thor (Donar). - Dieu du tonnerre et de la protection.

 ‚ÄĘ Freyja. - d√©esse de l'amour, de la fertilit√©, et de la guerre.

Les Germains pratiquaient des sacrifices animaux et humains pour apaiser les dieux et obtenir leurs faveurs. Certains lieux étaient sacrés, tels que des bosquets, des sources et des sites naturels.

Interactions avec les Celtes et les Romains.
Les peuples germaniques ont souvent √©t√© en conflit avec les Celtes, mais il y avait aussi des √©changes commerciaux et culturels entre eux. L'arriv√©e des Romains au premier si√®cle avant notre √®re a marqu√© le d√©but de nouvelles interactions, incluant des guerres, des alliances, et des √©changes commerciaux. √Ä la fin de l'√Ęge du Fer, des mouvements migratoires ont conduit les tribus germaniques √† se d√©placer vers le sud et l'ouest, p√©n√©trant en territoire celte et romain. Ces migrations ont mis en place les bases pour les futures confrontations avec l'Empire romain, notamment la bataille de la for√™t de Teutoburg en 9 ap. JC.

Les Germains dans l'histoire écrite.
Les Germains sont mentionnés pour la première fois par les auteurs grecs et romains, comme Pythéas au IVe siècle av. JC, et plus tard par Jules César et Tacite. Il existe plusieurs hypothèses relativement à la signification du mot germain. Quelques auteurs le font dériver de l'ancien haut allemand' ger, lance ou javeline et ils considèrent le mot Germani des anciens comme l'équivalent de Germannen ou
hommes arm√©s de cette lance. 

Il n'y a rien de positif au sujet des populations germaniques avant le IIe siècle av. J.-C. Il est évident que les écrivains grecs en parlant des Germains les confondaient avec les Celtes ou Galates. Strabon désigne les Germains comme des "Celto-Scythes". Au IIe siècle av. J:-C., les populations germaniques devinrent l'élément dominant dans l'Europe occidentale et centrale. Leur première migration historique partit de la péninsule cimbrique : c'est pourquoi leurs tribus furent appelées indistinctement Cimbres. A la même époque, d'autres migrations partirent des régions de la Baltique, et le nom de Teutons fut donné aux tribus qui en faisaient partie, mais qui n'étaient pas nécessairement toutes germaniques. Le torrent des Cimbres et des Teutons, qui traversa les Alpes, faillit détruire la domination romaine dans le Nord de l'Italie et en Illyrie. Les tribus germaniques eurent ensuite beaucoup de peine à empêcher la marche vers le Nord de leurs ennemis du Sud.

César considérait le Rhin comme la limite générale occidentale de la Germanie. Tacite divise les Germains en trois classes : les Ingaevones (Ingaevons), près de la mer, les Hermiones (Hermions) au centre et les lstaevones (Istaevons) partout ailleurs.

1. Les Ingaevons comprenaient de nombreuses et puissantes tribus r√©pandues des embouchures du Rhin aux rives occidentales de la Baltique; c'√©taient : les Frisii, dans la Hollande et le Hanovre; les Chauci, dans le pays d'Oldenbourg et de Br√™me; les Angriverii, aux environs de Lunebourg et de Kalenberg; les Saxons, dans le Holstein actuel (divis√©s eux-m√™mes en Ostphales, Westphales et Angarii); on peut y joindre les peuples de la Scandinavie m√©ridionale, Helleviones, Suiones, Fenni, et ceux des bords de la Baltique orientale, Aestyi, Venedi, etc. 

2. Les Hermions, que l'on regarde comme la souche des deux autres, et qui sont d√©sign√©s tant√īt sous le nom de Teutons, tant√īt sous celui de Su√®ves, comprenaient les Semnones, entre l'Elbe et l'Oder; les Varini, entre les embouchures de la Trave et de la Warne; les Sidini, depuis la Warne jusqu'√† l'Oder; les Rugii, en Pom√©ranie; les Gothones et les Heruli, sur les bords de la Baltique et en Pologne; les Vandalii et les Silingi, dans les monts Sud√®tes et en Lusace; les Burgundiones, derri√®re les Vandales et en Sil√©sie. Il faut y joindre les Langobardi (Lombards) et les Angli, qui primitivement habitaient sur les bords de l'Elbe et qui √©migr√®rent, les premi√®res chez les Istaevons, et les deuxi√®mes chez les Ingaevons.

3. Sous le nom d'Istaevons, on réunissait les Chamavi, Tubantes, Usipii, Ansibarii, et Bructeri, entre le Weser et le Rhin; les Sicambri, Attuarii et Marsi, depuis la Lippe jusqu'à Cologne; les Chassuarii, Tencteri et Ingriones, sur la rive occidentale du Weser; les Catti, dans la Thuringe, depuis les sources du Weser jusqu'au Main et à la Saale; les Turoni, les Marvingi et les Mattiaci, aux environs de Marbourg et de Wiesbaden; les Cherusci dans le Harz, les Fosi dans le Brunswick, etc.

Des conf√©d√©rations germaniques furent form√©es de bonne heure par les Su√®ves, les Cherusques et les Marcomanni. Les Bataves se fix√®rent sur les bords du Rhin, dans la partie la plus basse de son cours; les Ubii s'√©tablirent pr√®s de Cologne, et les Treviri pr√®s deTr√®ves. Entre le Rhin et l'Elbe habitaient les Catti (Hessois), les Sigambri, les Teucteri, les Cherusci et les Bructeri. Sur les c√ītes de la mer du Nord √©taient les Frisii et les Chauci et sur les c√ītes de la Baltique les Heruli et les Rugii. Les Saxons vivaient sur la partie inf√©rieure de l'Elbe, avec les Angles au Sud-Est; plus haut, sur la rive occidentale du fleuve, √©taient les Longobards. Sur le Danube et plus tard en Boh√®me se trouvaient les Marcomanni, et √† l'Est de ceux-ci les Quadi. Les Burgondes habitaient la Sil√©sie; entre la Vistule et le Pr√©gel √©taient les Goths. Les limites des diff√©rentes tribus changeaient constamment.

Le mouvement vers le Sud des Germains, des Slaves, des Finnois, des Huns et des Avars commen√ßa dans le IIIe si√®cle ap. J.-C. La famille enti√®re des Goths quitta graduellement presque toute la Germanie. D'autres populations germaniques (Vandales, H√©rules,  Rugii, G√©pides, Suevi, Longobards (Lombards), Burgondes et  Francs) firent de m√™me; et les Slaves, les Finnois et les Huns prirent possession de leur territoire. Les Wisigoths devinrent romanis√©s en Espagne, les Ostrogoths en Italie  et les Burgondes et les Francs en Gaule. Les Vandales se port√®rent jusqu'en Afrique.

Les Scandinaves restèrent dans un isolement relatif. Les Goths n'habitèrent plus qu'une petite partie de la péninsule scandinave. Des peuples du Sud du Jutland, sortit la souche des populations qui allaient s'établir en Grande-Bretagne : les Angles et les Saxons, accompagnés des Jutes et des Frisons. Les pays du Rhin et du Weser devinrent alors le lieu principal de résidence de la plupart des éléments germaniques. Les principales tribus habitant encore leur lieu de naissance furent les Saxons, les Thuringiens, les Francs et les Bavarois, qui repoussèrent plusieurs invasions des Slaves. Les victoires de. Charlemagne éloignèrent. ce péril. La portion que Louis le Germanique reçut, lors de la division de l'empire franc oriental, en 870, comprit presque toutes les populations germaniques proprement dites. Peu de temps après un puissant empire germanique se constituait.

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