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Irun

Irun est une ville d'ville d'Espagne, province basque de Guipuzcoa, sur la rive gauche de la Bidassoa, à un kilomètre seulement de la frontière française; Population : 61 000 habitants. C'est la première station espagnole de la voie ferrée de Paris à Madrid, et la ville doit à cela une certaine importance. Aux alentours, pays pittoresque et riche en mines de fer. (E. Cat).
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Irun au XIXe siècle.
Irun au début du XIXe siècle.

L'église Notre-Dame des Joncs.
lrun possède une église dédiée à Nuestra-Señora de los Juncales ( = des joncs), qui peut servir de type à l'architecture religieuse guipuzcoane de la Renaissance. Après être descendu sur son parvis par une vingtaine de marches, on entre dans son beau vaisseau, large de 28 mètres, long de 43. De toutes parts se développent ces lignes droites et raides, mais très majestueuses, dans le même style que dans les églises de Saint-Jean-de-Luz et d'Urugue. 

Le chevet à pan droit dans la partie basse, devient à pan coupé vers le sommet par un voûsage angulaire, en forme d'encorbellement. La voûte de cette partie de l'église est à cinq baies, toutes redoublées de nervures. Ce chevet n'a, pour recevoir le jour, que deux fenêtres superposées au sud; la première en arc tudor, la seconde ogivale avec tores et gorges Renaissance.

Par une étrange disposition, le fond de l'église forme la répétition du chevet, et se trouve occupé par une tribune élégante et grandiose, appelée choro (= choeur), et consacrée aux chantres. Un détail commun à beaucoup d'églises en Espagne : Trois nervures partent de chacun de ses angles et s'entre-croisent à la voûte avec la même complication que celles du chevet. Une anse à panier, très large, supporte cette galerie; sa voûte inférieure reproduit le même réseau de nervures compliquées.

C'est entre ces deux parties, le chevet et le fond, que s'étendent la grande nef et deux espèces de bas-côtés, qui tiennent également du transept, et donnent au plan-parterre de l'église de laquelle volent deux oiseaux. Deux arcades forment dans la partie orientale de ce bâtiment un auvent ou galerie destinée aux réunions publiques. Au-dessous de ces arcades, et sur le mur du parvis, presque en face de la porte de l'église, s'élève la niche ogivale d'un tombeau décoré d'une scène de bas-relief, renfermant trois bustes de femmes de grandeur natuture. Quoique les figures aient été complètement mutilées, elles offrent un certain intérêt par la qualité du dessin, l'exactitude du costume du XVIe siècle, et les armes des familles Cubiaur et de Curco. Ce tombeau a pour inscription :

SEPVLTVRA Y INTIERRO DE CENIPODE CUBIAVR 
Y DE D. M. DE CVRCO SV MVGER 
Y DE SVS HEREDEROS Y SVCESORES

(Sépulture de Cenipod Cubiaur 
et de Doña Maria de Curco sa femme
et de leurs héritiers et successeurs.)

Il est évident, d'après la forme ogivale de l'arc, que la niche existait au XVe siècle, bien avant la confection du bas-relief où nous retrouvons les costumes de 1555 à 1560. Rien ne ressemble d'ailleurs à cette sculpture en pierre, comme deux bustes de bronze de l'hôtel de Cluny représentant un seigneur de Navarre et sa dame.

Ce fut entre ces deux dates que s'éleva le tombeau du vicaire Alasasar, placé de l'autre côté du grand escalier. Ce vicaire Alasasar, dont le bonnet carré rappelle l'époque de Richelieu, devait appartenir à la famille d'Asticar. Ce nom se détache en effet d'une inscription presque entièrement effacée, qui occupe la niche à arc tudor, placée au-dessus. Les inscriptions des deux cartouches qui servent de complément à la couronne de laurieur du vicaire, sont devenues également illisibles. (J. Cénac-Moncaut).

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Dictionnaire Villes et monuments
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