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Gîzeh,
Ghîzeh
ou Giza. - Localité de la Basse-Égypte ,
situé à six kilomètres du Caire ,
sur la rive gauche du Nil, très large en cet endroit, en face du
Vieux-Caire (Fostât-Masr) et de l'île de Rauda. De Gizeh part
la route, longue d'environ dix kilomètres, qui mène en ligne
directe, à travers des champs de culture et les palmeraies, à
l'esplanade de rocher (plateau de Gizeh) sur laquelle s'élèvent
les trois pyramides
de Khéops, Khéphren et Mykérinos, le Sphinx ,
le temple du Sphinx, etc.
Le
site de Gizeh.
Le village lui-même, absorbé
aujourd'hui dans la banlieue cairote, a peu profité de la mâne
touristique canalisée vers le seul site des Pyramides. Les maisons
de plaisance des anciens beys Mamelouks, celle de Moûrâd-Bey
entre autres, qui donnaient, du temps de l'expédition française,
une si riante physionomie à cette partie du rivage sur plus d'un
kilomètre de longueur, n'ont laissé que des décombres.
Parmi les nombreuses mosquées
qui s'y trouvaient, Maqrîzî cite celle du Repentir (Masdjid
et-Tauba) où, paraît-il, on conservait encore au XIVe
siècle la caisse en bois dans laquelle on racontait que Moïse
fut exposé sur le Nil .
On montrait aussi à Gizeh le palmier
au pied duquel la vierge
Marie
était supposée avoir allaité son fils. Gîzeh
était alors regardée comme faisant partie de Fostât-Masr,
et un double pont de bateaux reliait le faubourg à la capitale en
touchant à la pointe méridionale de Rauda. Gizeh s'est forgé
encore dans le passé une sorte de réputation à ses
fours pour l'éclosion artificielle des poulets. Le commerce qui
s'y faisait consistait en céréales, légumes, fourrages
et bois de palmier. C'était, avant d'arriver au Caire ,
la dernière étape des caravanes périodiques venant
de la Haute-Égypte ou des oasis. Son nom, qui date de la conquête
musulmane (djîza, en arabe littéral), signifie lieu
de passage. (P. Ravaisse).
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Le
Grand Sphinx de Gizeh.
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