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Chéneau.
- Canal en pierre, en terre cuite, en bois ou en métal, placé
à la base d'un toit pour en recevoir les eaux pluviales et les faire
s'écouler dans des gargouilles
on des tuyaux de descente disposés à cet effet.
L'architecture gréco-romaine faisait
grand usage de chéneaux de marbre ou
de terre cuite, décorés parfois de figures sculptées,
peintes et même dorées dont nos musées conservent de
fort beaux exemples. Mais sous le Bas-Empire et dans les premiers temps
de l'architecture romane ,
on négligea cette sage précaution de diriger l'écoulement
des eaux et nombre d'édifices romans eurent leurs voûtes
et leurs murs dégradés par des infiltrations d'eaux pluviales.
En revanche, les chéneaux reprirent faveur à partir du XIIe
siècle et, depuis cette époque, leur rebord extérieur
fut souvent surmonté d'une galerie pleine ou ajourée et sculptée.
Sous la Renaissance ,
les architectes firent faire de beaux chéneaux de pierre ou de plomb
au-devant des hauts combles des châteaux
royaux, témoin celui qui surmonte la corniche de l'aile de Pierre
Lescot dans la cour du Louvre,
à Paris.
Au XIXe siècle, les chéneaux
ont souvent une importance telle, au point de vue de la construction, qu'un
ouvrier peut facilement y circuler pour les réparer, et leur décoration,
inspirée du style de l'édifice et des matériaux mis
en oeuvre, fournit de fort intéressants motifs au sculpteur d'ornement.
Dans les constructions économiques
ou industrielles de bois ou de métal, le chéneau se confond
souvent ou fait corps avec la corniche dont
il tient lieu et sert ainsi de couronnement à tout l'ensemble. (Charles
Lucas). |
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