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Architecture
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| Gargouilles L'emploi des conduits dits gargouilles
date du commencement du XIIe siècle.
D'abord larges, peu nombreuses et composées de deux assises, l'une
formant rigole, l'autre recouvrement, elles ont été, par
la suite, très rapprochées l'une de l'autre, pour diminuer
les longues pertes des chéneaux et
réduire les chutes à de très minces filets d'eau ne
pouvant nuire aux constructions inférieures; elles ne se composèrent
plus que d'une seule assise soutenue par un corbeau
ou une console. La variété de leurs formes est très
grande; elles représentent, pour la plupart, des êtres fantastiques,
démons
et êtres malfaisants.
Une gargouille de l'église de Chatou (Yvelines). © Serge Jodra. En peuplant les gouttières et les galeries aériennes de monstres infernaux, on rappelait aux fidèles qu'ils devaient toujours se mettre en garde contre le démon, le tenir esclave et enchaîné, comme l'avait fait l'artiste, qui le forçait à préserver l'église des eaux pluviales en les écartant de la muraille. Quelquefois les gargouilles n'étaient mises que comme ornementation et pour compléter les façades. Les gargouilles ayant l'inconvénient
de faire séjourner l'eau au pied des murs, on y a renoncé,
et, dans les Temps modernes, on a établi, pour l'écoulement
des eaux, des tuyaux de descente que l'on l'ait déboucher dans des
caniveaux auxquels on a encore donné le nom de "gargouilles" et
dont le but est de reporter les eaux à une certaine distance de
la construction, dans un ruisseau ou dans un égout. Quelquefois,
ces caniveaux sont de simples conduits pavés, ayant la forme d'un
cassis; dans les villes, ce sont, le plus souvent, des gargouilles en fonte
moulée scellées dans le trottoir et ayant à leur partie
supérieure une fente percée, longue et étroite, facilitant
le nettoyage et le curage. (NLI / E.L.).
Gargouilles : l. De la cathédrale d'Amiens 2. De Saint-Eustache 3. Du Sacré-Coeur |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.