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Gargouilles .
- Figures monstrueuses, que, pendant le Moyen âge ,
on portait presque à toutes les processions, surtout à celle
des Rogations. Il s'agissait de dragons ailés, images du Diable ,
qui paraissait en vaincu dans le cortège de Dieu.
Le peuple ne tarda pas à regarder ces images comme les dépouilles
de dragons de chair et d'os, domptés par
les évêques le plus particulièrement révérés
dans les diocèses.
De là, entre autres, la Gargouille
de Rouen
et sa légende. Suivant celle-ci, du temps de Dagobert,
un dragon horrible était né du
limon des eaux à la suite d'un long débordement de la Seine.
Ce dragon ou serpent hideux désolait
la contrée, quand l'évêque saint Romain marcha vers
le monstre; il le conjura et, lui ayant jeté son étole au
cou, le mena noyer dans la Seine.
Ce dragon, qui, désolait la contrée,
et que l'évêque Saint Romain tua, s'appelait la Gargouille.
Voilà, vraisemblablement, l'origine du nom donné à
ces figures monstrueuses et fantastiques que les sculpteurs-imagiers représentèrent
dans les gouttières des églises
dites, gothiques. Ceci dit, on ignore l'origine du nom de cette première
gargouille.
Rien n'était plus fréquent,
en France ,
que ces dragons figurant aux processions des Rogations. On simulait entre
ces monstres une lutte furieuse; mais des désordres s'étant
produits à cette occasion, en 1760, l'usage fut aboli.
Non moins célèbres que la
Gargouille de Rouen
étaient la Tarasque de Tarascon , la Grand-gueule de Poitiers ,
la Graouilli de Metz ,
la Chair Salée de Troyes, la Kraulla de Reims .
le Dragon de Langres, celui de Saint-Marcel à Paris ,
etc. |
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