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Chambranle.
- On appelle ainsi tout encadrement de pierre, de marbre,
de terre cuite, de plâtre, de bois ou de
métal, faisant corps avec la construction ou rapporté après
coup et décorant, à l'extérieur ou à l'intérieur,
une porte, une fenêtre,
une niche ou une cheminée. Les chambranles
les plus simples rappellent les deux montants ou pieds
droits verticaux, surmontés d'un linteau horizontal, qui délimitent
l'ouverture des baies rectilignes ordinaires; mais, suivant les styles
d'architecture et les formes variées des baies, les chambranles,
qui ont pour fonction d'orner le pourtour de ces baies, en épousent
la forme et comprennent des moulures plus
ou moins nombreuses et plus ou moins riches, des consoles, des crossettes,
des colonnes et même des caryatides
surmontées parfois d's complets avec frontons.
L'origine des chambranles
remonte à l'ancienne Égypte ,
et l'architecture gréco-romaine en offre, à toutes les époques
de son développement, de fort intéressants exemples. En revanche,
l'architecture gothique
laissa généralement nues les parties de mur dans lesquelles
s'ouvraient les baies de portes et de fenêtres;
aussi ces baies n'offrant-elles pas de chambranles proprement dits, quoique
leur pourtour soit orné de moulures refouillées souvent assez
profondément pour recevoir des motifs de sculpture et même
des figures. Mais, avec la Renaissance ,
les chambranles reprirent grande faveur, et, depuis cette époque,
ils ont été variés à l'infini autour de toutes
les ouvertures et même des fausses baies, tant à l'extérieur
qu'à l'intérieur des édifices, par les maîtres
des trois derniers siècles et par les architectes contemporains.
On appelle chambranle à cru le chambranle de porte qui repose directement
sur le sol, et le chambranle de croisée ou de niche qui repose sur
un bandeau continu sans aucune plinthe ou ressaut servant de base aux moulures
verticales du chambranle. (Charles Lucas). |
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