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Abbaye au Bois.
- Petit village de France ,
hameau proche de Palaiseau
(Yvelines); doit son nom à une ancienne abbaye
dont il ne reste aujourd'hui que des bâtiments de ferme.
L'abbaye du Valprofond, plus connue sous
le nom de l'Abbaye-au-Bois, nommée aussi Notre-Dame des Ardents,
fut une abbaye de bénédictines,
fondée au XIe siècle. Elle
fut réformée en 1513 et s'appela depuis lors le Val-de-Grâce.
Les huguenots
la dévastèrent en 1562 et les religieuses se retirèrent
alors à Saint-Paul de Beauvais. En 1573, une inondation renversa
les bâtiments conventuels; en 1624, le monastère fut définitivement
transféré à Paris, au faubourg Saint-Jacques ( Val-de-Grâce).
Bientôt les édifices que l'inondation avait laissés
debout furent démolis, et, en 1646, le terrain lui-même fut
aliéné. |
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Abbaye au Bois. - Nom
que prit le couvent des Dix-Vertus, fondé à Paris
en 1640, rue de Sèvres, à
l'angle de la rue de la Chaise, par les Annonciades
de Bourges.
Les cisterciennes de l'Abbaye-au-Bois du diocèse de Noyon
(Oise, commune d'Ognolles) l'ayant acquis en 1654, obtinrent du pape la
translation du titre de l'abbaye qui fut autorisé
par lettres patentes d'août 1667.
Le couvent fut supprimé en 1790;
ses bâtiments servirent de prison pendant la Révolution.
L'église, qui n'avait pas été
démolie, fut de 1809 à 1856 une succursale de la paroisse
de Saint-Thomas-d'Aquin.
En 1827, des religieuses de Notre-Dame, chanoinesses de Saint-Augustin,
s'installèrent dans l'ancien couvent, où elles ouvrirent
une maison d'éducation..
Mme Récamier
s'était retirée dans l'une des dépendances de l'Abbaye
en 1844; elle y demeura jusqu'à sa mort en 1849. C'est à
elle qu'est due la célébrité du nom de cette maison;
on sait quelle place tient dans l'histoire
littéraire de la première moitié du XIXe
siècle son salon où trônait Châteaubriand,
que fréquentaient toutes les célébrités de
l'époque et qui était, selon l'expression de La Touche, «
l'hôpital des blessés de tous les partis. ». |