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Arnaud de Villeneuve,
célèbre médecin du Moyen âge ,
né en Catalogne
vers 1235, mort en 1311. Il règne une grande incertitude sur la
vie et les oeuvres de ce savant; aussi ne saurions-nous garantir la succession
exacte des événements qui signalèrent sa carrière
telle que nous la donnons ici. Il paraît avoir fait ses études
en Espagne
et à Paris,
enseigné à Montpellier
et exercé à Barcelone;
en 1295, il était à Rome, à la cour du pape Boniface
VIII où il jouissait d'une grande réputation comme alchimiste .
Peu après, il retourna à Paris et y enseigna la médecine
et la botanique. Mais ses opinions philosophiques et religieuses l'exposèrent
à des persécutions que fit cesser son protecteur, le pape
Clément
V. Il se réfugia néanmoins en Sicile, à la cour
de Frédéric le Beau, puis passa à Naples où
l'accueillit avec faveur le roi Robert; appelé à Avignon
par le pape Clément V, il mourut pendant son voyage, dans les eaux
de Gênes.
Les biographes disent le plus grand bien
de son caractère en tant qu'homme et que médecin. Les oeuvres
philosophiques d'Arnauld de Villeneuve n'ont jamais vu le jour; l'Inquisition
les a fait détruire. Quant aux oeuvres alchimiques qu'on lui attribue,
quelques-unes paraissent avoir plutôt pour auteur un de ses homonymes
du XVe siècle. Enfin, même
parmi ses oeuvres médicales, la plus importante, le Breviarium
practicae, publié à Milan, 1483, in-fol., ouvrage embrassant
toutes les parties de la médecine et propre à donner mieux
que tout autre une idée de ce qu'était alors la médecine
pratique, cette oeuvre, disons-nous, paraît émaner d'un médecin
napolitain, son homonyme (Haeser). Les autres ouvrages publiés sous
le nom d'Arnauld de Villeneuve sont plutôt de courts mémoires
que des traités; parmi les plus importants, il faut citer le commentaire
sur l'école de Salerne, Scholae Salernitanae opusculum et
le mémoire De conservanda juventute et de retardanda senectute.
La première édition des oeuvres complètes fut publiée
à Lyon, 1504, in-fol. (Dr. L. Hn). |
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