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Pingré
(Alexandre Guy), astronome, né à Paris
en 1711, mort en 1796, appartenait à l'ordre des Génovéfains
et avait d'abord professé la théologie. Inquiété
comme janséniste, il quitta cette étude pour l'astronomie.
Il calcula à Rouen l'éclipse
de Lune
du 23 décembre 1749, observa le passage
de Mercure
en 1753, etc. En 1753, il vint se fixer à Paris, où le chapitre
de Sainte-Geneviève lui fit bâtir un petit observatoire. II
fit partie de trois longues et pénibles expéditions de 1760
à 1769, et 1771, aux Indes et en Amérique pour observer le
passage de Vénus
sur le Soleil ,
en Hollande pour vérifier les horloges marines de Ferdinand Berthoud
et de Leroy. Il fut nommé en 1756 membre de l'Académie
des Sciences et en 1770 chancelier de l'Université. Ajoutons
qu'il fut chanoine du chapitre et bibliothécaire de l'abbaye de
Sainte-Geneviève (1753) et qu'il a publié en 1786 une traduction
estimée des poèmes d'Aratus ( Les
Phénomènes) et de Manilius.
Pingré, qui a laissé, d'après
Voiron, "la réputation d'un astronome habile et très laborieux",
a pendant longtemps travaillé aux Annales célestes du
XVIIe siècle, renfermant le
plus grand nombre d'observations faites du commencement de 1601 à
la fin de 1700. Grâce à une somme de 3000 livres accordée
par l'Assemblée nationale, l'impression en fut commencée;
la mort de l'auteur, la dépréciation des assignats, etc.,
firent suspendre cette publication à la page 364. Mais la partie
imprimée n'a jamais paru et tout passait pour perdu. Bigourdan
a retrouvé un exemplaire de la partie imprimée et le manuscrit
de l'autre partie.
C'est
en employant les méthodes exposées par les géomètres
tels que D'Alembert et Euler
que Pingré a écrit son grand et utile ouvrage la Cométographie,
traité historique et théorique des comètes (1783-1784).
II y expose les opinions émises par les philosophes sur la nature
des comètes ,
donne l'histoire de celles qui ont été observées pendant
plus de 3500 ans, et fait connaître les diverses méthodes
employées pour calculer leurs orbites.
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