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Laos
Sathalanalat Paxathipatai Paxaxon Lao
Histoire du Laos.

18 00 N, 105 00 E
Le Laos est une Etat communiste du Sud-Est de l'Asie, enclavé dans la péninsule indochinoise entre la Birmanie et la Thaïlande à l'Ouest, la Chine au Nord, le Vietnam à l'Est et le Cambodge au Sud. Le Mékong marque la frontière avec la Birmanie et, en partie, avec la Thaïlande. Le pays est divisé administrativement en 16 provinces (khoueng), auxquelles s'ajoute le territoire (nakhon luang) de la capitale, Vientiane. A l'exception Vientiane (Viangchan), il n'y a pas véritablement d'autre grande ville. Citons toutefois :  Luang Prabang, au Nord, et, au Sud, Savannakhet et Pakse.

Les 16 provinces du Laos

Attapu
Bokeo
Bolikhamxai
Champasak
Houaphan
Khammouan
Louangnamtha
Louangphrabang
Oudomxai
Phongsali
Salavan
Savannakhet
Viangchan
Xaignabouli
Xekong
Xiangkhoang
 
Carte du Laos.
Carte du Laos. Source : The World Factbook.
(Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée).

Avec une superficie de 236,800 km²  et une population estimée à 6,8 millions d'habitants (2009), le Laos est le pays le moins densément peuplé de la région (<30 hab./km²). C'est aussi celui qui de tout temps a offert les conditions naturelles les moins favorables aux activités humaines, à commencer par l'agriculture. La mousson vivifiante, qui est ici celle du sud-ouest, ne parvient que très atténuée; seul le versant de la chaîne annamite, grâce à l'influence condensatrice du relief, recueille des précipitations abondantes (jusqu'à 2, 25 m); à mesure que l'on descend vers les bas plateaux du centre de la péninsule, les pluies diminuent (90 centimètres à Savannaket); sur la rive droite du Mékong, en territoire thaïlandais, apparaissent même des efflorescences salines. Aussi, à part une lisière de jungle marécageuse, une sorte de teraï qui accompagne la base des montagnes, l'ensemble de la région appartient à des formations de savane ou de parc, qui souvent tournent à la brousse, maigrement piquetée de gommiers. Les incendies allumés par les agriculteurs pour cultiver les clairières ont achevé de donner au pays un aspect de demi-dénudation.
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Laos : Patouxai, la porte de la Victoire à Vientiane.
Patouxai, la "porte de la victoire", à Vientiane, la capitale du Laos. Source : The World Factbook.

La sécheresse est particulièrement accentuée dans le Haut-Laos, du moins dans les plaines, où l'écart entre le mois le plus chaud qui est celui d'avril (le dernier de la saison sèche) et le mois le plus frais, est supérieure à 6°C. En hiver, sous les influences continentales, le thermomètre dans les vallées descend jusqu'à +6 °C. Mais les montagnes, où dominent les schistes paléozoïques accidentés par des affleurements de granit, couvrent presque toute la région : elles s'entre-croisent suivant les cieux directions Nord-Ouest-Sud-Est et Sud-Ouest-Nord-Est, de manière à former des massifs d'accès assez difficile comme le Phou loï qui n'a pourtant que 2000 mètres, ou le Phou Bia, point culminant du Laos, qui en a 2,817 - ou encore des plateaux d'altitude moyenne (1200-1300 mètres), mais fort mouvementés, comme le Tranninh - les uns et les autres couverts de forêts de pins et de cupulifères relativement épaisses, où se trouvent également des arbres à benjoin et des lianes à caoutchouc. 

Le Mékong, épousant successivement les deux directions tectoniques maîtresses, décrit d'immenses zigzags. Il longe d'abord le pays de Muongsing, où la présence de puits à sel annonce le voisinage de la Birmanie. Puis il arrose Louang-Prabang, ville qui s'étend sur les deux rives, où fonctionnent des scieries, au centre d'un district riche en rubis et autres pierres précieuses, non loin du confluent du Namhou qui ouvre une route vers la haute Rivière Noire. A Vientiane, le fleuve n'a plus que 300 mètres à descendre sur les 1600 kilomètres qu'il lui reste à parcourir jusqu'à la mer. 

A la différence du Haut-Laos qui se rattache étroitement au Haut-Tonkin, au Yunnan, à la Haute-Birmanie, le Bas-Laos n'est que le versant ouest des montagnes frontières de l'Annam septentrional et moyen. L'humidité y est plus grande à mesure que l'on s'avance vers le sud; mais le sol, constitué de grès dévoniens, dont les masses résistantes forment soit des pitons isolés sur les crêtes, soit des terrasses sur le rebord des plateaux, est recouvert par des sables de décomposition superficielle incapables de rien porter que de maigres forêts; là où les granits affleurent, ils sont revêtus d'une couche de latérite rougeâtre défavorable à toute végétation arborescente.

Sur le Mékong, qui coule désormais plus directement vers le sud-est, la première escale notable est Pakhinboun, d'où, à travers les plateaux calcaires et caverneux du Kammon (700-800 mètres), une route gagne le col de Hop-ham pour atteindre la plaine littorale directement à Vinh. A petite distance en aval, au point où le fleuve se rapproche le plus de la mer, part un autre chemin qui, rejoignant la vallée du Sebangfaï au point où cesse la navigation des hautes eaux, conduit par le col de Mugia (250 mètres) vers le haut bassin d'un torrent côtier, le Giang. Le Mékong ensuite, est bordé de pâturages jusqu'à Savannaket : non loin de là aboutit, par la vallée du Sebanghien qui ouvre la « Porte du Laos » (col d'Aïlao, 360 mètres), une voie naturelle vers l'Annam. Tout de suite au sud commencent les rapides de Kemmarat qui, sur 150 kilomètres, interrompent la navigation à vapeur pendant les basses taux, et la gênent encore par les « courants de foudre » qui s'y précipitent quand la fonte des neiges tibétaines vient grossir le flot des pluies de mousson. 

Puis la vallée se développe au milieu de vastes futaies de diptérocarpées dont on extrait par incision une huile résineuse, et de fourrés où s'entrelacent des lianes à caoutchouc. Le grand affluent de droite, le Semoun, qui pousse ses sources jusqu'à proximité du Bas-Ménam, ne rejoint le Mékong, à la pointe des monts Dangrek, que par une série de rapides qui interceptent la voie fluviale venant de Khorat. Le bief navigable de Bassac, sur les rives duquel on cultive la ramie, se termine lui-même bientôt à la frontière du Cambodge, par les grandes chutes de Khône. A l'Est s'étend le plateau des Bolovène (1100-1200 m), où les roches volcaniques remaniées par des pluies abondantes ont permis le développement de forêts plus belles, un élevage plus riche dans les clairières, et la culture des cardamomes sauvages; deux rivières l'encadrent: au nord, le Sedon, où Saravane marque un noeud de sentiers; au sud, le Sekong, où la ville d'Attopeu, par 70 mètres d'altitude, occupe la tête d'une riche vallée que les hautes eaux transforment en lac, et qui va se terminer au Cambodge.

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