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La
Suite du Menteur, comédie en cinq actes et en vers, de P.
Corneille, jouée au Marais vers 1614-1645. - Au lieu d'épouser
Lucrèce, Dorante s'est enfui en Italie avec la dot. Mais, depuis
deux ans, il s'est corrigé de ses défauts, et s'il lui arrive
encore de ne pas dire la vérité, ce sera par délicatesse
et par point d'honneur. Dorante, revenant d'Italie, est arrêté
à Lyon et emprisonné pour un duel auquel il n'a pas pris
part. Il connaît le vrai coupable, Cléandre. Mais sa générosité
l'empêche de le nommer. La soeur de Cléandre, Mélisse,
touchée de sa belle conduite lui envoie par sa suivante Lyse de
l'or et des confitures, et va le voir dans sa prison. Délivré
par l'intercession de son ami Philiste. il découvre bientôt
que son bienfaiteur est son rival. Il veut renoncer à sa maîtresse;
mais, luttant de générosité avec lui, Philiste lui
abandonne l'amour de Mélisse. Cette comédie imitée
de Amar sin saber a quien (Aimer sans savoir qui), de Lope
de Vega, est plus romanesque et moins comique que le Menteur .
Elle renferme un passage assez connu sur la sympathie ou la prédestination
en amour. Andrieux a remanié cette comédie
(Théâtre-Français, oct. 1808); A. Charlemagne a écrit
: les Descendants du Menteur, 1805. |
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